Comment choisir une méthode contraceptive qui te convient ?

Dans le cadre d’une relation hétérosexuelle, si tu as des relations sexuelles et que ta·ton partenaire et toi n’avez pas le souhait d’avoir un enfant, il est plus judicieux de penser à un moyen de contraception (et de préférence avant ton premier rapport). Et ce n’est pas toujours évident! Le plus judicieux est alors de s’adresser à un·e médecin. Ainsi, ta·ton partenaire et toi serez informé·e·s sur tous les moyens de contraception existants. Et vous déciderez ensemble (toi, la·le médecin et ta·ton partenaire) de la méthode contraceptive qui vous conviendra à tous les deux.
De nombreux éléments peuvent intervenir dans ce choix: l’âge, l’état de santé, l’activité sexuelle de l’un·e et l’autre, les horaires de chacun·e, les effets secondaires des contraceptifs et leur niveau d’efficacité.
Il arrive que certain·e·s médecins prescrivent automatiquement la pilule comme contraceptif car c’est le moyen le plus utilisé. Cependant, il existe un large choix de contraceptifs. Ainsi, il vaut mieux poser des questions à un·e médecin ou gynécologue, car son rôle est aussi de vous informer. Si tu ne te sens pas à l’aise face à ta·ton médecin (par exemple si c’est la·le médecin de famille), tu peux aussi t’adresser à un centre de planning familial, une maison médicale et/ou à un(e) gynécologue. L’équipe d’un centre de planning familial est tenue au secret professionnel. 😉 Ta·ton partenaire et toi serez accueilli·e·s en toute confidentialité et sans jugement par des professionnel·le·s de la santé.
Il n’est pas nécessaire d’effectuer un examen gynécologique avant de prendre un moyen de contraception, un simple rendez-vous chez un·e médecin, ou un·e gynécologue, suffit.
Choisir un moyen de contraception n’est pas irréversible, tu peux bien entendu, en changer, dès que tu le souhaites.

Quels sont les moyens de contraception existants ?

Les contraceptifs non-hormonaux

Le préservatif externe (ou condom ou capote)

C’est le principal moyen de contraception qui protège d’une grossesse et aussi des IST (entre autres du VIH). Dans une relation exclusive avec un·e partenaire, il est important d’effectuer un test de dépistage des différentes IST avant d’envisager l’arrêt du préservatif et de trouver une autre méthode contraceptive si vous n’avez pas le désir de concevoir un enfant. Le préservatif est une fine enveloppe en latex ou en polyuréthane (plus résistant). Il en existe de plusieurs tailles et couleurs, parfumés, nervurés, plus ou moins épais. Il ressemble au doigt d’un gant en caoutchouc, il faut le dérouler sur le pénis en érection (pas avant).!!Attention!! aux ongles ou bijoux (bagues, piercings,…) qui risquent de l’endommager sans même que tu t’en aperçoives… C’est une véritable barrière pour le sperme, qui l’empêche d’arriver dans le vagin et de remonter dans l’utérus. Le préservatif est en vente libre en pharmacie et en supermarché.
Les centres de planning familial et Infor Jeunes Bruxelles distribuent aussi des préservatifs gratuitement, tu peux en recevoir sur place. Par ailleurs, des distributeurs sont placés dans les lieux publics, les cafés, à proximité des pharmacies, …
A noter que les préservatifs ont une date de péremption inscrite sur l’emballage! Un nouveau préservatif s’utilise à chaque relation sexuelle. Check : un petit « 2 » est barré sur l’emballage! C’est pour indiquer qu’il ne l’utilise pas deux fois, qu’il ne s’utilise pas avec deux partenaires différent·e·s, qu’il ne s’utilise pas des deux côtés! 😉 Pour plus d’infos sur la capote (notamment comment la dérouler) : https://www.mescontraceptifs.be/le-preservatif-externe/

Le préservatif interne

Il s’agit d’une gaine d’environ 5 cm de diamètre, en polyuréthane, avec un petit anneau à chaque extrémité. Il va recouvrir la paroi interne (vaginale ou anale). Lors de la pénétration vaginale, il sera nécessaire de guider le pénis / l’objet convenablement dans le préservatif. A noter que pour la pénétration anale, il sera nécessaire d’enlever l’anneau amovible qui se trouve à l’intérieur du préservatif. Le préservatif interne comme l’externe empêchera les spermatozoïdes de remonter dans l’utérus. Certain·e·s trouvent cela compliqué et pour d’autres c’est aussi facile. Comme le préservatif externe, le préservatif interne ne s’utilise qu’une fois (il y a un petit « 2 » barré aussi) et a une date de péremption inscrite sur l’emballage. Quand le rapport sexuel est terminé, tu le retires doucement par le biais de l’anneau externe. L’anneau externe c’est celui qui n’est pas amovible et qui reste à l’extérieur pendant le rapport.
Ce préservatif protège contre d’une grossesse et il est aussi efficace contre une contamination à une ou plusieurs IST (dont le VIH), à condition d’être correctement utilisé. Il a l’avantage de pouvoir être placé plusieurs heures avant un rapport. Cependant, il reste assez cher en Belgique et il est en vente libre en pharmacie.

Le DIU en cuivre (Dispositif Intra Utérin)

C’est une petite tige en plastique ou en cuivre, qui a la forme d’un « T ». Il fait entre 2 et 4 cm de long. Le DIU en cuivre contient un fil de cuivre ayant une action spermicide (il détruit les spermatozoïdes). La·le médecin place le stérilet au niveau de l’utérus et non dans le vagin. Il est placé pour une durée maximale de 3 ou 5 ans mais il est possible de le faire enlever avant.

Les contraceptifs hormonaux

La pilule

C’est le moyen contraceptif le plus utilisé et le plus efficace (pour autant qu’elle n’est pas oubliée), elle a l’avantage d’être facile à utiliser et de provoquer des règles régulières. Ce contraceptif n’a été développé que pour les femmes (ayant un appareil génital femelle). En effet, bien que cela soit en cours de développement, il n’existe toujours pas encore de pilule contraceptive pour les hommes (ayant un appareil génital mâle). La pilule est un contraceptif hormonal, cela veut dire qu’elle libère des hormones (des œstrogènes et de la progestérone) dans le corps. Ces hormones vont bloquer momentanément l’ovulation ou empêcher le développement de l’ovule fécondé. Il existe 3 types de pilules combinées : ce qui les différencie, c’est la quantité d’œstrogènes et de progestatif qu’elles contiennent. Sur avis médical, il est possible de trouver celle qui convient le mieux. La pilule s’achète en pharmacie avec une prescription médicale, un·e médecin la prescrit pour une période d’1 an. Le nombre de pilules d’une plaquette varie d’un type de pilule à l’autre. Et en général, la plaquette contient des pilules pour 21 jours: Dans son utilisation habituelle, à la fin des 21 jours, une période de 7 jours sans pilule déclenche un saignement. Ce saignement ressemble aux règles mais il est lié à l’absence des hormone de la pilule. Cela s’appelle un saignement de privation. Suite à ces 7 jours sans pilule, tu peux démarrer une nouvelle plaquette. Certaines plaquettes contiennent 28 pilules, dans ce cas-ci, il n’est pas nécessaire d’interrompre pendant 7 jours avant de démarrer une nouvelle plaquette. La plupart des pilules sont en partie et parfois totalement remboursables par l’assurance maladie et pour les moins de 21 ans, il sera possible de bénéficier aussi d’une réduction supplémentaire (de 3€ / mois environ). Les pilules génériques sont moins chères.

L’anneau vaginal

C’est un anneau en plastique souple de 5 centimètres de diamètre qui est placé dans le vagin. C’est une méthode hormonale qui consiste à faire absorber les hormones comme dans une pilule combinée (œstrogènes + progestérone) à travers la paroi vaginale, et non par le tube digestif (comme la pilule) ou par la peau (comme le patch contraceptif). L’anneau libère des hormones qui empêchent l’ovulation et épaississent le col de l’utérus. Il est nécessaire de le placer dans le vagin (le plus haut possible): il se glisse comme un tampon. Il reste en place pendant 3 semaines. Au bout de ces 3 semaines, il ne diffuse plus d’hormone. il est alors judicieux de le retirer pour la pause de 7 jours qui précède le nouvel anneau vaginal. Comme pour la pilule contraceptive, la privation d’hormone entraîne un saignement similaire aux règles. Le 8ème jour, un nouvel anneau est introduit dans le vagin. L’anneau vaginal se vend sur prescription médicale par boîte de 3 anneaux (pour 3 mois).

Le patch contraceptif

Il se présente sous la forme d’un “timbre” autocollant / un « sticker » d’environ 4,5 cm2. Il est aussi efficace que la pilule. Il diffuse des hormones au travers de la peau de la femme. Ces hormones vont empêcher l’ovulation et épaissir le col de l’utérus. Il contient des œstrogènes et de la progestérone. Le premier patch est collé le premier jour des règles et un nouveau est remis chaque semaine pendant 3 semaines. Il est important de ne pas le placer au même endroit que le précédent pour que son efficacité soit maximale. Et surtout, ne jamais le placer sur la poitrine. En revanche, il est possible de le coller sur le bras, le dos, le ventre, les fesses. Tout comme pour la pilule, la 4ème semaine sera la pause de 7 jours au cours duquel un saignement se produit. Le patch est en vente en pharmacie sur une prescription médicale: 1 boîte de 9 patchs (= 3 mois de contraception).

L’implant contraceptif

C’est un petit bâtonnet/réservoir de la taille d’une allumette que la·le médecin place sous anesthésie locale, sous la peau dans le haut du bras. Une fois implanté dans le bras de la femme, il est invisible mais il est possible de le sentir au toucher. Il contient des hormones qui vont empêcher l’ovulation et épaissir le col de l’utérus. Le même implant est efficace pendant 3 ans consécutifs mais tu peux décider de le faire enlever avant. Par ailleurs, en fonction de ton poids, il est possible que ta·ton médecin te recommande de l’enlever plus tôt.

Le DIU hormonal (Dispositif Intra Utérin)

De la même forme et taille du stérilet en cuivre, le stérilet hormonal possède en plus un réservoir contenant une hormone progestative ; celle-là empêche les spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus. Il diminue la paroi interne de l’utérus (l’endomètre), et, diminue donc, le volume et la durée des règles. Le même DIU est efficace pendant 3 ans consécutifs mais il est possible de le faire enlever avant ; en fonction de ton poids, il est possible que ta·ton médecin te recommande de l’enlever plus tôt.

La piqûre contraceptive

C’est une injection contraceptive intramusculaire et indolore qui se fait tous les trois mois. Elle contient des hormones qui vont empêcher l’ovulation et épaissir le col de l’utérus. L’injection est faite par un·e médecin. Elle est efficace pendant 12 semaines. Avec une piqûre, ta contraception est active pendant 3 mois, tu ne risques donc pas de l’oublier. Cependant, au vu des effets indésirables qu’elle provoque, la piqûre contraceptive est rarement utilisée en Belgique.

La méthode définitive: la stérilisation

La vasectomie (pour l’appareil génital mâle) et la ligature des trompes (pour l’appareil génital femelle) sont des interventions chirurgicales qui ont pour but d’empêcher définitivement la conception d’un enfant. En principe, c’est une méthode définitive, elle est cependant éventuellement réversible, par une nouvelle intervention chirurgicale, mais sans garantie de succès.
Pour la vasectomie, on ligature et on coupe les canaux qui transportent les spermatozoïdes, sous anesthésie locale. Pour l’appareil génital femelle, la·le chirurgien·ne ligature les trompes qui conduisent l’ovule vers l’utérus. L’intervention se pratique au niveau du nombril et sous anesthésie générale.
L’intervention est éventuellement réversible, mais en cas d’échec, le seul moyen d’avoir un enfant sera par la fécondation in vitro. Ni la vasectomie, ni la stérilisation féminine ne protègent des IST (dont le VIH).

Les méthodes qui ne sont pas efficaces

Les méthodes dites “naturelles”: On ne peut pas savoir avec précision quand des rapports sexuels peuvent mener ou non à une grossesse. En effet, l’ovulation n’arrive pas toujours au même moment du cycle menstruel et ce même si le cycle menstruel est régulier. Ainsi même si le rapport sexuel n’a pas lieu pendant la période d’ovulation, les spermatozoïdes peuvent rester actifs plusieurs jours jusqu’à la prochaine ovulation. C’est pourquoi utiliser ces méthodes « naturelles » pour éviter une grossesse n’est pas fiable du tout.
Nous ne ferons donc que les citer ici, il s’agit du coït interrompu, de la méthode des températures, de la méthode du calendrier ou méthode Ogino ou de la méthode de la glaire cervicale dite de Billings. Elles sont donc vivement déconseillées si ton/ta partenaire et toi-même n’avez pas de désir de grossesse. De plus, ces méthodes ne protègent pas des IST.

Au final, on fait quoi??

L’idéal c’est d’avoir une double protection: utiliser une méthode de contraception hormonale et un préservatif. En effet, combiner une méthode contraceptive hormonale et le préservatif (externe ou interne) permet:

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19 questions déjà posées

  1. **** prisca

    Bonjour pouvez vous me dire les effets secondaires de
    La piqûre contraceptive  s’il vous plait??

    Répondre
    1. Infor Jeunes Bruxelles

      Bonjour Prisca,

      Tu trouveras à cette page un tableau récapitulatif des effets secondaires de la piqûre contraceptive ainsi que ses caractéristiques et ses avantages : https://www.mescontraceptifs.be/les-progestatifs-injectables/

      N’hésite pas à revenir vers nous pour toute autre question 🙂

      Répondre
  2. Assoko

    Quel est la méthode qui est bonne ?  Sant chirurgicale ?

    Répondre
    1. Infor Jeunes Bruxelles

      Bonjour Assoko,

      Si tu n’as pas de désir de grossesse, lors d’une consultation avec ta·ton gynécologue ou un·e médecin, tu pourras aborder le sujet et envisager la contraception qui te convient le mieux. Que ce soit une pilule contraceptive à prendre tous les jours, un anneau vaginal ou un patch qui se change toutes les 3 semaines ou un stérilet qui se change tous les 3 ou 5 ans, il existe de nombreux moyens de contraception et le choix ne dépend que de toi.

      De nombreux éléments peuvent intervenir dans ce choix; l’âge, l’état de santé, l’activité sexuelle de l’une et l’autre, les horaires de chacun, les effets secondaires des contraceptifs et leur niveau d’efficacité.

      Pour de plus amples informations, tu peux te rendre sur la fiche suivante: https://bruxelles-j.be/?p=9436 ou le site suivant : https://www.mescontraceptifs.be/

      Il arrive que certain·e·s médecins prescrivent automatiquement la pilule comme contraceptif car c’est le moyen le plus utilisé. Cependant, il existe un large choix de contraceptifs ainsi le plus judicieux est de poser des questions à un·e médecin ou gynécologue, car son rôle est aussi de vous informer. Si tu ne te sens pas à l’aise face à ta·ton médecin (par exemple si c’est la·le médecin de famille), tu peux aussi t’adresser à un centre de planning familial, une maison médicale et/ou à un(e) gynécologue.

      Tu trouveras la liste des centres de planning familial en Belgique francophone en cliquant sur le lien suivant :

      http://www.loveattitude.be/services/repertoire_v2/portal

      Il n’est pas nécessaire d’effectuer un examen gynécologique avant de prendre un moyen de contraception, un simple rendez-vous chez un·e médecin, ou un·e gynécologue, suffit.

      Choisir un moyen de contraception n’est pas irréversible, tu peux bien entendu, en changer, dès que tu le souhaites.

      N’hésite pas à revenir vers nous pour toute autre question 🙂

      Répondre
  3. sasa

    bonjour, j’aimerais savoir si le vaccin « obligatoire » à faire à 12 ans, si il n’est pas fait, puis je quand même prendre la pilule?

    Répondre
    1. Infor Jeunes Bruxelles

      Bonjour Sasa,
      Oui, tu peux. Il n’y a aucun lien entre la vaccination contre le cancer du col de l’utérus et la prise d’une contraception hormonale étant l’un un moyen de se protéger de certain types de HPV et l’autre un moyen pour éviter une grossesse non désirée.
      Ainsi, le vaccin contre le HPV ne supprime pas la nécessité de te protéger lors des relations sexuelles, l’utilisation du préservatif est toujours nécessaire pour te protéger du VIH/SIDA et d’autres types d’infections sexuellement transmissibles.
      Si tu souhaites des autre informations concernant la vaccination, n’hésite pas à poser tes questions auprès de ta·ton médecin traitant, de ta·ton gynécologue, de ta mutuelle ou dans un centre de planning familial. Tu trouveras la liste des centres de planning familiales en Belgique francophone en cliquant ici: loveattitude.be
      N’hésite pas à revenir vers nous pour toute autre question 🙂

      Répondre