Diminuer ou arrêter une drogue

Tu souhaites diminuer ou arrêter de consommer une drogue ? Tu trouveras dans cette fiche différentes pistes. A toi de voir ce qui te convient le mieux.

Essayer par soi-même

Tu peux commencer par te fixer un objectif. Par exemple, fixer une quantité maximum à ne pas dépasser par jour. Nous te conseillons de commencer par un objectif « simple ». Par exemple : « Ne pas consommer pendant la journée / entre telle et telle heure. » Ou « Consommer la moitié de ce que je consomme quotidiennement. » Ou bien encore « Ne pas avoir plus que x quantité chez moi ». Adapte ensuite ton objectif quand tu y es arrivé. Ça te motivera plus qu’un objectif compliqué comme arrêter du jour au lendemain.

Tu peux aussi mettre en place un « plan d’urgence ». Réfléchir à l’avance à ce que tu vas faire concrètement et précisément la prochaine fois que tu sentiras l’envie de consommer. Par exemple : « Je vais téléphoner à mon ami X et s’il ne répond pas à Y. » « Je vais courir 3 tours du pâté de maison. » « Je vais cuisiner un bon plat ou prendre une douche. »

Il peut être utile d’identifier pourquoi tu as commencé à consommer. Quels besoins tu as satisfait par cette consommation. Si c’est simplement une habitude qui s’est installée ou si ça a servi à calmer des émotions désagréables, un sentiment de solitude ou de mal-être. Il serait alors important de voir comment tu peux trouver une alternative, une autre façon de te sentir mieux qu’en consommant. Ça peut être des nouvelles activités ou reprendre des loisirs que tu as peut-être délaissés et qui te faisaient du bien. Par exemple un sport, une activité artistique ou encore nouer de nouvelles relations (avec des personnes non consommatrices).

Souvent il ne s’agit pas simplement de ‘dire non’ ou de ‘vouloir’ pour parvenir à arrêter… Si tu as déjà essayé de diminuer ou d’arrêter sans y arriver, il y a d’autres pistes.

Cure de sevrage et médicaments

Une drogue est un produit qui perturbe le fonctionnement de notre cerveau. Cela se traduit par un déséquilibre de la chimie du cerveau. Résultat : on a trop de neurotransmetteurs d’un type ou trop peu de certains autres. Vu comme ça, ‘arrêter la drogue’ consiste à faire en sorte que notre cerveau se rééquilibre,revienne à la ‘normale’. Parfois donner des médicaments peut accélérer le retour à l’équilibre. On peut aussi donner des médicaments pour remplacer la drogue sans les dangers. Idéalement, ces prescriptions ne se prolongent pas trop dans le temps, car la personne risque de devenir dépendante du médicament qui va à son tour dérégler la chimie du cerveau, et tout sera à refaire.
Les médicaments sont utiles et donnent de bons résultats, mais on observe que pour certains, cela n’empêche pas de recommencer à consommer.

Si tu es dépendant et que tu arrêtes de consommer, tu peux avoir des symptômes comme la transpiration, des tremblements, des nausées,… Ton corps sera désintoxiqué après quelques semaines d’arrêt total de la consommation. Une cure d’une à trois semaines dans un hôpital ou un centre spécialisé est possible. Cela dépend aussi du ou des produits consommés. C’est à évaluer avec un médecin.

Thérapie et changement d’environnement

Parfois des personnes qui sortent d’une cure de sevrage qui a pleinement réussi (plus aucun symptôme de manque) se remettent à consommer rapidement après leur sortie, car rien n’a changé dans leur vie quotidienne.

Pour arrêter il faut aussi très souvent opérer des changements dans son propre environnement : faire le tri dans ses copains et éviter ceux qui consomment, changer de numéro de téléphone, ne plus passer par les lieux de deal, éviter certaines situations qui donnent envie de consommer,…

Se débarrasser de la dépendance psychologique, c’est-à-dire l’envie irrésistible de consommer, peut prendre du temps. Souvent l’envie reste là même longtemps après l’arrêt de la consommation. C’est normal.

Tu peux demander l’aide de ton entourage : parents, frère, sœurs ou amis. En leur expliquant ta situation et en leur demandant clairement ce que tu attends d’eux, ils pourront mieux te comprendre et te soutenir dans ta démarche. Rien de mieux que d’être bien entouré pour atteindre tes objectifs !

Des professionnels peuvent aussi t’aider. Par exemple, ton médecin traitant si tu te sens à l’aise avec lui. Ou encore des psychologues spécialisés qui seront prêts à t’écouter et te soutenir dans tes démarches. Tu trouveras quelques adresses sur notre fiche « Où trouver de l’aide ? ».

Pour arrêter ou diminuer la cigarette l’App tabac stop peut également t’aider.

Tu peux y arriver !

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71 questions déjà posées

  1. talent@

    salut

    j’ai pris la décision ça fait maintenant trois (3) semaines jour pour jour d’arrêter le crack et je veux plus recidivé. j’ai déja récidivé 10 fois de suite en Trois (3) ans. je ne compte plus y gouté pour rien au monde.  je sais que ‘l’esprit est ardant mais la chair est faible’.

    Ma quetion est la suivante, la raison pour laquelle je suis tombé dans le crack, c’est présicement parce que mon amie ma entrainer, et mon Papa à  peur de prendre des riques me concernant comme par exemple me permettre de beneficiér à des bourses Scolaires, même si je trouve un travail à l’étranger il refuseras que j’accepte le poste. alors comment faire parce que ce n’est quand mon cerveaux est occuper toute la journé que même si j’ai des envie je ne pourrais même plus essayé parce que dans le passé j’ai raté beaucoup d’opportunité comme ça.

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Talent@,

      Merci pour ton mail et ta confiance. Tu as pris fermement la décision d’arrêter le crack. C’est super ! Nous t’encourageons vivement dans cette décision courageuse 🙂 Tu nous expliques que cette décision reste difficile. Bien que tu sois certain de vouloir arrêter, tu sais que les rechutes sont possibles et tu en a déjà expérimenté. Nous comprenons aussi que pour pouvoir t’aider à arrêter il est important pour toi que tu « t’occupes le cerveau ». Malheureusement il semble que ton papa par peur, ou manque de confiance, suite aux expériences passées, ne te permette pas d’avancer dans ce sens. Lorsqu’un proche souffre d’addiction cela peut-être une source de souffrance et de peur forte pour la personne concernée. Nous comprenons que ton père reste sur la réserve quant à l’idée de te laisser te réengager dans un travail, ou dans une bourse scolaire. Parfois, cela peu prendre du temps pour qu’un proche accorde à nouveau sa confiance. Mais cette situation difficile avec ton papa ne doit pas te décourager ou impacter la décision que tu as pris pour toi ! Si tu cherches des manières de « t’occuper », il existe d’autres façon qu’à travers l’école et le travail.  L’idéal serait que tu en discutes avec un professionnel de la santé de manière à te sentir soutenu dans cette phase de vie et que tu puisse prendre tes décisions par toi même.

      Si tu as besoin de soutien extérieur pour t’accompagner et discuter de cette phase de vie que tu traverses, nous restons disponible (asbl Le Pélican) pour te recevoir au sein de notre centre gratuitement. Nous pourrons t’accueillir et prendre le temps de discuter ensemble de ta situation pour que tu puisses y voir plus clair. Tu peux aussi contacter l’asbl Infor Drogues. C’est une structure d’information autour de la consommation, ils tiennent une permanence téléphonique sur une plus grande amplitude horaire que nous. Ils sauront certainement te guider et répondre à tes questions. Voici nos coordonnées :

      – Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi

      – Infor Drogues : 02 227.52.52 du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.

      Si habites ailleurs à Bruxelles nous pouvons aussi te renseigner sur les endroits en Belgique que tu peux contacter près de chez toi pour effectuer tes démarches =)

      N’hésites pas à utiliser ces ressources, elle sont là pour ça.

      Prends soin de toi,

      L’asbl Pélican

      Répondre
  2. caduw

    Bonjour,

     

    Cela fait 1 mois que je n’ai plus consommée de cocaine grâce au soutient de ma compagne et mes amis, malheureusement je suis repartir a Bruxelles chez moi et j’ai craqué, la solitude m’angoisse, je ne sais pas ci cela est grave et si je vais re devoir faire un sevrage .

    Cordialement

     

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Caduw,

      Merci pour ton message et ta confiance. Tu as pris la décision il y a un mois d’arrêter la cocaïne. Tout d’abord félicitation pour ce choix difficile à prendre. Pourtant, tu as franchis le pas.

      Tu nous expliques avoir arrêté durant un mois et avoir craqué une fois de retour chez toi. Quand on prend l’habitude de consommer dans un contexte particulier (pour toi, Bruxelles), l’envie de consommer est entre autre liée à ce contexte. C’est pourquoi, en dehors de ton contexte de consommation, arrêter semble plus simple. Une fois replongé dans le quotidien et les enjeux qui vont avec, l’envie de consommer peut reprendre sa place habituelle et revenir plus fort.

      Cette nouvelle consommation, après un mois d’arrêt, peut te paraître décourageante ou éveiller chez toi des émotions négatives. Cependant, quand on cherche à stopper une substance, il n’est pas étonnant de passer par des phases de re-consommation. Si tu regardes cela avec un autre point de vue, ce genre de phases est aussi un moyen de comprendre ce qui te pousse à consommer, afin de mieux comprendre ton fonctionnement et mettre en place des actions en lien avec celui-ci. Par exemple, tu fais le lien entre ton sentiment de solitude et ta consommation. C’est très intéressant ! Que pourrais-tu mettre en place face à cette angoisse de la solitude afin de diminuer la possibilité de consommer ? Cette question est évidemment large et demande un temps de réflexion.

      Tu te demandes également si tu devrais entamer un sevrage. Seul toi peux répondre à cette question. Nous comprenons que ta situation est source de questionnement et d’angoisse pour toi. Pourquoi ne pas prendre un rendez-cous avec un professionnel de la santé à ce sujet pour en parler directement avec lui et t’aider à choisir ce qui est le mieux pour toi ?

      Si tu as besoin de soutien extérieur pour t’accompagner et discuter de cette phase de vie que tu traverses, nous restons disponible (asbl Le Pélican) pour te recevoir au sein de notre centre gratuitement. Nous pourrons t’accueillir et prendre le temps de discuter ensemble de ta situation pour que tu puisses y voir plus clair. Tu peux aussi contacter l’asbl Infor Drogues. C’est une structure d’information autour de la consommation, ils tiennent une permanence téléphonique sur une plus grande amplitude horaire que nous. Ils sauront certainement te guider et répondre à tes questions. Voici nos coordonnées :

      – Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi

      – Infor Drogues : 02 227.52.52 du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.

      N’hésites pas à utiliser ces ressources, elle sont là pour ça =)

      Prends soin de toi,

      L’asbl Pélican

      Répondre
  3. Ed

    Sa fait longtemp que je consomme un anti douleur après une perte connaissance j’ai decider d’arrêter et je subis le manques mais je veux plus en prendre aider moi svp a vivre moins severement le sevrage merci

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Ed

      J’ai bien lu ta question et je vais tenter d’y répondre au mieux.

      Suite à une perte de connaissance, tu as commencé à consommer un anti-douleur. Cette consommation est entrée dans ton quotidien et aujourd’hui tu aimerais t’en débarrasser. Tu essayes de t’y soustraire. Seulement, lorsque tu n’en prends plus, tu ressens des effets du sevrage que tu décris comme sévères. Ta démarche ici avec cette question est de trouver une solution pour vivre le sevrage avec moins de difficultés. J’espère avoir bien résumé ta demande, n’hésites pas à nous recontacter si tu considères que je t’ai mal compris =).

      En effet, le sevrage peut être très difficile à vivre. Il varie en fonction de plusieurs paramètres qui jouent tous un rôle important : le médicament en soi, les quantités habituellement ingérées mais aussi les individus (nous sommes tous différents face aux sevrage), l’environnement dans lequel il effectue son sevrage (est-il bien entouré ? Dans un lieu sécurisant ?), les évènements de vie vécus pendant le sevrage…

      Ta démarche de prendre de l’information est déjà un excellent moyen de t’alléger cette charge importante. Il existe effectivement des lieux pour effectuer son sevrage avec plus de confort. L’environnement hospitalier reste un cadre qui permet de gérer les difficultés et douleurs ressenties, notamment pendant la période critique du début du sevrage. On parle alors d’une « cure de sevrage », tu es hospitalisé pendant quelques semaines et une équipe médicale s’occupe de toi. Si tu nous indiques la commune dans laquelle tu vis, nous sauront t’indiquer les lieux les proches de chez toi.
      En premier lieu, il est important que tu sois suivi par un médecin. Les anti-douleurs sont des médicaments à consommer sous la vigilance d’un médecin qui ajuste notre posologie. Es-tu suivi actuellement ? Ton médecin est-il au courant de cela ? As-tu un médecin de référence et de confiance ? Là encore, si tu nous indique ou tu vis, nous pourront t’orienter vers un lieu de soin.

      Enfin, si tu ressens le besoin de parler  et de partager tes difficultés de vive voix, nous pouvons t’accueillir au sein de nos locaux (asbl Le Pélican) pour un entretien d’accueil. Nous prendrons le temps alors de discuter de ta situation en générale pour t’aider au mieux. Voici nos coordonnées :

      – Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi.

      N’hésites pas à nous contacter si tu en ressens le besoin, nous sommes là pour ça =).

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  4. Roro

    Bonjour mon fils se soigne pour l héroïne prend methadone il est donc sur la mutuelle es ce son médecin conseil chez solidaris a le droit de le rayé ? Car voici son traitement methadone 14 était au paravent à 50 et 2 seroquel 300mg, depakine chrono 300mg, 2 diazepam 10mg et 1 venlafaxine 150mg par jour merci de me conseiller sur nos droits car mon fils est soigner pour usage de drogue asuetude et dépression sévère merci bien cordialement

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Roro

      Je ne suis pas sur de bien comprendre toute ta demande, je vais prendre le temps de reformuler ce que j’ai compris de ta situation et essayer d’y répondre. N’hésites pas à nous répondre si j’ai mal compris ta demande =)

      Il semblerait que ton fils soit en situation litigieuse avec sa mutuelle Solidaris. Tu nous précises que ton fils a besoin de soin régulier dans le cadre d’un sevrage à l’héroïne. Visiblement, son traitement est conséquent, il a donc besoin d’avoir une couverture santé pour assurer l’accès à ses différents médicaments. Seulement, le médecin conseil de Solidaris a pris la décision de rayé ton fils des bénéficiaires de la mutuelle Solidaris, ce qui l’empêche d’avoir accès à son traitement. J’espère avoir bien résumé la situation =)

      Je comprends que cette situation soit problématique. De façon générale, le droit d’accès à une mutuelle de santé de base est obligatoire en Belgique. Si ton fils a + de 26 ans, il s’agit d’une mutuelle individuelle (avant cela c’est la mutuelle des parents). La question est pourquoi Solidaris s’oppose à l’accès de ton fils à sa couverture santé ? As-tu pu en discuter avec eux ? Dans quel cadre ont-ils fait appel à un médecin conseil ? Est-ce possible que ton fils ai un retard de paiement dans ses mutualités qui motive cette décision de la mutuelle ?

      Je suis conscient que je ne t’apportes pas de solution, j’en suis désolé. Je crains qu’il faille éclaircir ces points avec Solidaris (si ce n’est pas déjà fait de ton coté). Je reste disponible si tu as besoin, n’hésites pas à revenir vers nous avec d’autres questions si besoin ou en complétant ces informations. Pour plus d’informations, tu peux aussi te tourner vers la liaison antiprohibitionniste. Il s’agit d’une asbl spécialisé dans les questions légales et juridiques autour  de la consommation. Ils tiennent une permanence téléphonique et pourront certainement préciser les informations données ci-dessus. Voici leurs coordonnées :

      La Liaison : 02/230 45 07 ou au 0478/99 18 97. Tu peux aussi leur poser des questions directement sur leur site : https://www.laliaison.org/permanence-juridique/

      J’espère que cette réponse a quand même pu t’aider.

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  5. Tintin

    Je n arrive pas à changer je suis en danger et je ne sais pas à qui faire confiance c’est devenu un reflex dans mon habitude je me sens seul avec mais problèmes j ai peur et je m’en veux pourtant je me suis toujours battu je m’en rends malade comment puis-je m’en sortir avant qu’il ne soit trop tard merci

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Tintin

      Sache que j’ai bien reçu ton message. Je vais tenter de t’aider en te donnant la meilleure réponse possible =).

      Dans ce que tu écris là, tu décris parfaitement les difficultés dans lesquelles on se retrouve le plus souvent face à une assuétude. Le fait que ta consommation soit inscrit dans ton quotidien comme une habitude, tu parles même de reflexe. L’isolement dans le quel on peut se retrouver lorsque l’on est pris au piège dans la consommation du produit. L’embarras dans lequel on se retrouve lorsqu’il faut communiquer avec les autres de sa situation, qui peut même se transformer en défiance ( tu te demandes à qui faire confiance). Les efforts que tu mobilises pour t’en sortir qui, pour l’instant, ne permettent pas encore d’en sortir. La peur et la crainte du danger lié à la consommation.

      On retrouve les différents paramètres qui sont présent dans la crise. C’est une situation très stressante pour toi et je reçois bien l’urgence de ta situation. Ta démarche de prise de contact avec nous est très courageuse et pertinente. Bravo pour cela. Alors maintenant comment faire ?

      Un point très important : éviter l’isolement. Ne reste pas seul dans tes soucis. Es-tu entouré ? As-tu des personnes de confiance à qui t’adresser autour de toi ? Cela peut te permettre de te décharger en partie de ton stress et de te sentir mieux soutenu.

      Comment te sens-tu physiquement ? Si tu te sens mal, il peut être intéressant pour toi d’avoir un avis médical. Si tu as un médecin généraliste de confiance, n’hésites pas à lui en parler il saura certainement comment t’aider à gérer cette période difficile pour toi. Si tu n’en as pas, n’hésites pas à nous recontacter pour nous dire dans quelle commune tu vis. Nous saurons t’orienter vers le lieu de soin le plus proche.

      Ne perd pas espoir, on peut toujours en sortir. Si tu as besoin de soutien extérieur pour t’accompagner et discuter de tes soucis, nous restons disponible (asbl Le Pélican) pour te recevoir au sein de notre centre gratuitement. Nous pourrons chaleureusement t’accueillir et prendre le temps de discuter en semble de ta situation pour voir comment t’aider. Tu peux aussi contacter l’asbl Infor Drogues. C’est une structure d’information autour de la consommation, ils tiennent une permanence téléphonique sur une plus grande amplitude horaire que nous. Ils sauront certainement te guider et répondre à tes questions. Voici nos coordonnées :

      – Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi

      – Infor Drogues : 02 227.52.52 du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.

      N’hésites pas à utiliser ces ressources, elle sont là pour ça =)

      Courage, tu vas y arriver tu n’es pas seul.

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  6. Myriam

    Bonsoir,

    Mon fils bi polaire est également accroc au cannabis. Son neuro psychiatre préconise une désintoxication à cette dépendance afin que son traitement au lithium puisse agir correctement. Cependant, il est rentré du Canada en début d’année et n’arrive pas à  maintenir une présence et concentration aux divers emplois où il a postulé.  De ce fait, il est sans revenu et n’a pas droit au chômage et donc pas de mutuelle.  Tous ses frais médicaux sont actuellement à sa charge… par contre il n’aura pas les moyens financiers liés à une hospitalisation qui vu son état est indispensable !  Quels sont ses recours ?

    Merci pour votre retour

    Sa maman

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Myriam

      J’ai bien reçu ton message et je vais tenter d’y répondre au mieux.

      Tout d’abord, je voulais souligner la pertinence de ta démarche en nous posant cette question. C’est une situation qui doit engendrer du stress pour vous et ton initiative active de te renseigner pour réunir les informations utiles pour résoudre ce problème est certainement le meilleur moyen d’y arriver =).

      En effet, la situation de ton fils doit te procurer pas mal d’inquiétude. Tu sembles tiraillé entre le besoin plutôt urgent d’une prise en charge et les limites financières engendrée par le fait qu’il ne bénéficie pas d’une couverture sociale adéquate. Ainsi, ce déficit d’aide de santé est au cœur de ta problématique. Nous ne sommes pas exactement la meilleur équipe pour t’aider efficacement à ce niveau là. Si tu résides actuellement en Belgique, tu peux faire appelle à l’asbl Infor-Jeune  qui est beaucoup plus au clair sur cette question. Tu peux aussi formuler une question sur la couverture des soins de santé dans la rubrique « Ta santé » de Bruxelles-J, il seront beaucoup plus à même de te répondre sur ce point précis. Ce que nous pouvons te dire à ce sujet, c’est que théoriquement en Belgique l’accès à une mutuelle de santé qui prend en charge les soins de santé (en tous cas en partie) est obligatoire. Je t’invite vivement à prendre contact avec les ressources ci-dessous pour préciser cette affirmation =).

      Pour ce qui est de la question de la consommation, je lis bien qu’il y a un contexte qui pousse ton fils à changer sa consommation : les recommandations du neuropsychiatre sont claires à la vue de son diagnostique de bipolarité.
      Néanmoins, qu’en est-il du regard de ton fils sur cette situation ? Comment a-t-il reçu cette recommandation ? Est-il prêt à se faire hospitaliser  ? A remettre en question sa consommation ?

      Je comprends que cette situation puisse t’inquiéter et que tu recherches le moyen le plus rapide pour le sortir de cette situation et pour te soulager de ton stress. Maintenant, il est important d’être au clair sur ces questions. Effectivement, il s’agit d’un processus de changement qui engage avant tout le consommateur. Il va être celui qui va subir les conséquences du changement et cela peut être vécu comme une période très difficile. Si il n’est pas prêt à volontairement s’engager dans cette démarche qui va être couteuse pour lui, il est probable que les mesures ce solde par un échec.

      Alors comment faire ? Quel rôle peux-tu jouer là dedans ? Déjà être présente pour lui, pour le supporter dans ces difficultés, ce que tu sembles déjà accomplir. Maintenir la communication, éviter l’isolement pour le consommateur est la mesure la plus importante pour l’aider. Tu peux lui transmettre clairement tes inquiétudes par le dialogue. Le point important c’est toujours d’essayer de le faire dans une atmosphère non-jugeante et bienveillante. Pour l’aider dans sa décision, tu peux aussi questionner avec lui sa consommation pour la comprendre : dans quel contexte tu consommes ? Pourquoi, dans quel état d’esprit il est quand il consomme ? Si il y a des moments récurrents dans la journée de consommation ? Cela permet de montrer aussi à l’usager que l’on s’intéresse à sa situation spécifique et qu’on ne le stigmatise pas simplement comme consommateur de drogue.

      Si tu désires en savoir plus, vous pouvez nous contacter par téléphone (Le Pélican) ou l’asbl Infor-Drogue. Nous seront a même de répondre a tes questions supplémentaires. Pour notre part, nous pouvons même t’accueillir au sein de notre centre pour en discuter. Voici nos coordonnées :

       

      – Le Pélican :     02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi

      -Infor-Drogues : 02 227.52.52 Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.

      N’hésites pas à nous contacter, nous sommes là pour ça =)

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  7. Treize

    Pourriez-vous m’aider à laissée de fumé je suis un vrai accro et je désire en laissé ben chaque j’en prend de plus aide moi si possible

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Treize

      J’ai bien reçu ton message et je vais tenter d’y répondre au mieux.

      Je lis que tu as des difficultés pour diminuer ta consommation. Tu me transmets que lorsque tu veux fumer moins voire arrêter de fumer, cela débouche sur une augmentation de ta consommation (si j’ai bien compris, n’hésites pas  à me préciser si ma compréhension de ta question est erroné dans un nouveau message ;))

      Effectivement, arrêter de consommer une substance avec laquelle on entretient un lien de dépendance est toujours compliqué. Le produit a pu te faire du bien durant un moment, mais  il semblerait que tu veuilles mieux contrôler ta consommation et que cette étape soit difficile. On s’installe dans une habitude de consommation délicate à déconstruire.

      Tout d’abord, ta demande d’aide est très pertinente et courageuse, bravo. Reconnaître que l’on a des difficultés et demander de l’aide est une étape très importante dans le changement. En premier lieu, essaye de ne pas rester seul dans tes soucis si c’est possible. Cela peut sembler difficile d’en parler autour de soi, on peut ressentir de la honte et de la culpabilité, mais souvent c’est une démarche qui soulage et qui permet de sortir de l’isolement pour bénéficier d’une aide extérieur. C’est très important.
      Suivant ce que tu consommes, il peut être vraiment important aussi d’avoir un avis médical de l’impact de la consommation sur ta santé. Si tu te sens suffisamment en confiance, n’hésites pas à l’aborder avec ton médecin de référence, il t’aidera certainement. Si tu n’en a pas, tu peux nous dire ou est-ce que tu vis, nous pourrons te diriger vers des lieux de soin approprié.

      Par ailleurs, si tu ressens le besoin d’en parler par téléphone ou en face à face pour approfondir et pour vider ton sac, tu nous joindre (Le Pélican). Nous prendrons le temps de t’accueillir et de recevoir tes demandes et inquiétudes.  Tu peux aussi très bien t’adresser à l’asbl Infor-Drogue qui tient une permanence téléphonique sur une plus grande amplitude horaire que la notre. Il sauront accueillir ta demande et te guider au mieux. Voici nos coordonnées :

      – Le Pélican :     02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi

      -Infor-Drogues : 02 227.52.52 Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.

       

      N’hésites pas à nous contacter dès demain si besoin, ne reste pas seul dans tes difficultés.

      Courage

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  8. Tama

    Mon fils est polyconsomateur de drogue comment l’aider à s’en sortir

     

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Tama,

      J’ai bien reçu ton message et je vais tenter d’y répondre au mieux.
      C’est une question que l’on se pose toujours en tant que personne de l’entourage du consommateur. Il est difficile de répondre simplement car il n’existe une méthode applicable en toute situations.
      L’élément qui est certainement le plus déterminant pour aider lorsqu’on est le proche, c’est la capacité à communiquer avec le consommateur et à lui montrer notre soutien. Ils sont souvent en proie à des crises durant leur période de consommation. La présence bienveillante et soutenue des proches est souvent d’une grande aide. Mais concrètement comment s’y prendre ?
      Ce que l’on propose souvent dans cette situation, c’est d’essayer d’avoir une attitude la plus bienveillante et la moins jugeante possible concernant le consommateur. Parfois, on aimerait que le proche qui consomme agisse vite et efficacement. On lui donne des conseils sur comment il devrait faire, se comporter (« tu devrais aller voir telle personne », « arrêter de faire comme si, comme ça »…). Ce genre de discours peut être perçu comme intrusif pour la personne qui sait que ça ne va pas mais qui n’arrive pas encore à faire les démarches. Cela peut prendre du temps. C’est pourquoi nous proposons souvent de parler pour soi, en « je ». S’exprimer autour de l’impact de la consommation du proche sur soi (« tout cela m’inquiète » , « j’ai peur qu’il t’arrive ceci ou cela » ,  » quand tu consommes, je ressens ceci ou cela »…). Tu peux aussi essayer de t’intéresser plus en détail à sa consommation, et plus précisément essayer d’avoir son point de vue sur celle-ci  : dans quel état d’esprit est-il lorsqu’il consomme ? Qu’est-ce qu’il en pense ? qu’est-ce qu’il recherche ? Cela permet de montrer que l’on essaye de se mettre à la place du consommateur. Tout ceci dans une atmosphère la moins jugeante et la plus bienveillante possible.
      Si tu as besoin d’en parler plus en détail avec quelqu’un, ou simplement de vider ton sac, tu peux nous joindre pour fixer un RDV au sein de notre association en présentiel (Le Pélican). Nous t’accueillerons et nous prendrons le temps de discuter ensemble de ta situation. Nous essayerons de t’apporter un maximum de soutien et un regard extérieur neuf sur ce qui peut te poser problème. Voici nos coordonnées :
      Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi.
      N’hésites pas à nous contacter si tu en ressens le besoin, nous sommes là pour ça.
      Cordialement,
      L’équipe du Pélican.
      Répondre
  9. Toto

    j’ai besoin de clinique pour me soigner je  les héroïnes depuis quelques années une depuis quelques années et de cocaïne aussi et je veux arrêter tout et des moi s’il vous plaît

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Toto,

      Merci pour ton message. Tu es actuellement dans une situation où tu sens que tu n’arrives plus à t’en sortir par toi même et tu penses que l’hospitalisation en clinique est nécessaire. En nous contactant tu cherches de l’aide et ne reste pas inactif face à ton problème. Et pour cela bravo, il peut être très difficile de demander de l’aide à l’extérieur mais toi, tu le fais !

      Peux tu nous dire où tu habites en Belgique que nous puissions te renseigner sur les structures d’aide que tu peux contacter ?

      Nous espérons avoir de tes nouvelles !

      Le Pélican Asbl

      Répondre
  10. Lechat

    Hello ça fais bientôt 1 an que j’ai arrêté le cannabis et j’aimerais pouvoir aider d’autre gens qui aimeraient arrêter. Pour être plus spécifique, j’aimerais faire part de mon vécu et de la manière dont j’ai arrêté. Je ne me considère toujours pas comme sortis d’affaires même si je n’ai plus aucune envie irrésistible de fumer. Si vous avez des associations que je pourrais contacter ça serait cool, je trouve cela important d’aider d’autre gens qui sont dans une situation que j’ai vécu. Cela pour deux raisons : 1) j’ai pu rencontrer des mentors qui m’ont aider et je veux partager cela 2) cela m’aide à donner du sens à mon arrêt du cannabis. Bien à vous. Bruxelles

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Lechat,

      Merci pour ton témoignage. ça fait du bien de lire ce type de message encourageant ! Nous tenons à te féliciter de tout coeur pour cette belle réussite. Comme tu l’exprimes très bien, tu ne te considères toujours pas tirer d’affaires mais tu avances dans ton processus. S’entourer de mentors bienveillants et confiants est en effet très utile. Nous comprenons que maintenant que tu as traversé cet arrêt tu souhaites pouvoir soutenir à ton tour d’autres personnes qui traverses des difficultés semblables. Nous nous demandons si tu as pensé à entrer en contact avec les Narcotiques Anonymes ? Ils ont un mode de fonctionnement basé sur l’aide entre pairs et cela pourrait tout à fait correspondre à tes recherches. D’une part cela pourrait t’aider à renforcer tes propres décisions, de l’autre tu pourrais prendre cette place de mentor dont tu nous parles.

      Qu’en penses-tu ? Nous, on trouve que ça vaut la peine !

      Continues à prendre bien soin de toi,

      Le Pélican Asbl

       

      Répondre
  11. Hanane

    Bonjour je prend le zolpidem depuis 9ans je me sens mal je envie de arrête tout ça je ss a 10 compris par jour et plus …aide moi…..svp

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Hanane,

      Merci pour ton message et la confiance que tu nous accordes. Tu expliques consommer du Zolpidem depuis 9 ans et être à près de 10 comprimés par jours. Nous imaginons que si tu consommes autant depuis tout ce temps, l’idée d’arrêter la substance peut-être extrêmement difficile pour toi. Malgré cela, tu as envie de changer ce comportement et tu cherches de l’aide à l’extérieur et pour cela, bravo ! C’est une décision très difficile et courageuse à prendre.

      Tout d’abord, nous souhaiterions te renvoyer vers un médecin afin que tu puisses parler avec lui de ta consommation. As-tu un médecin avec qui tu sens que tu pourrais aborder la question ? Il est essentiel que tu passes par le corps médical pour te faire aider de la façon la plus douce et respectueuse possible pour toi.

      Ensuite, es-tu suffisamment entouré pour traverser cette épreuve de vie ? As-tu des amis, de la famille qui peuvent te soutenir dans ton parcours ? Si tu sens que cela n’est pas possible ou que ton entourage proche ne suffit pas, il existe des centres spécialisés qui peuvent te soutenir tout au long de ta démarche. Si tu nous dis où tu habites en Belgique, nous pouvons te renseigner sur des endroits que tu peux joindre pour trouver cette aide

      N’hésites surtout pas à nous contacter pour demander plus d’informations soit par cette plateforme soit par téléphone. Quoi qu’il en soit, ne reste pas seul dans cette situation !

      Nous restons disponibles si tu as besoin de plus d’infos, ou même d’en discuter avec quelqu’un en face à face pour t’aider à prendre ta décision. Voici nos coordonnées :Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi.

      Tu peux aussi appeler une asbl spécialisée dans la question pour en parler par téléphone avec eux, tu peux contacter Infor Drogues. Voici leurs coordonnées :

      Infor-Drogue : 02 227.52.52. Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h. N’hésites pas à utiliser ces ressources, elles sont là pour ça.
      Cordialement,
      Le Pélican

       

      Répondre
  12. Alimanee

    Bonjour Docteur,

    mon fiancé fume le cannabis ça fait 14ans, il essaye d’arrêter, je ne sais pas comment je vais le traiter que dois je faire???

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Alimanee,

      Nous avons bien lu ton message. Merci pour la confiance que tu nous accordes. Ton fiancé fume du cannabis depuis 14 ans maintenant et a pris la décision d’arrêter de consommer. Cette décision est très courageuse car difficile à prendre. Face à cela, tu te demandes comment l’aider. Faire partie de l’entourage proche d’un consommateur peu être très difficile à vivre. En cherchant de l’aide à l’extérieur, tu es dans une démarche active pour t’y prendre au mieux, félicitation, ça n’est pas simple de demander de l’aide à l’extérieur

      En effet, ne pas savoir comment tu peux le soutenir doit être très frustrant pour toi. C’est quelque chose de très important dans cette situation et cela peut influencer la décision de ton fiancé dans le sens de la diminution.

      Alors que faire ? Nous pensons que maintenir une bonne communication avec lui est très important. En tant que proche, c’est une démarche essentielle de lui apporter ton soutien tout en faisant passer ton inquiétude auprès de lui. Le but est de pouvoir l’écouter sans le juger ni le stigmatiser. Lui faire sentir qu’il est écouté et compris dans sa démarche.  Ce qui nous semble important c’est que tu puisses trouver le bon équilibre entre soutien et respect de tes propres besoins et limites. C’est une situation compliquée autant pour toi que pour lui car tu peux sérieusement t’épuiser si tu ne penses pas à toi. Et si cela arrivait, tu ne pourrai plus être aussi disponible pour lui venir en aide.

      Afin de prévenir cela, il est important que tu ne t’oublies pas dans ce processus d’aide. Tu ne peux pas assumer seule cette responsabilité, il est important de prendre aussi le temps de veiller à ton bien-être. Pour ce faire, en discuter est une solution. Si tu nous dis où tu habites en Belgique nous pouvons te donner des adresses où tu pourra rencontrer des spécialistes afin de discuter avec eux directement de ta situation et avoir leur avis à ce sujet. Le but est de t’offrir un espace où tu peux parler librement de cette situation et te décharger en partie du stress que cela t’impose. Nous savons qu’il est parfois difficile d’en parler dans sa vie quotidienne, cela peut-être une bonne solution pour vider son sac et discuter avec un thérapeute.

      J’espère que ce message a pu t’aider et as répondu, au moins en partie, à tes attentes. N’hésites pas à prendre contact avec nous si tu en ressens le besoin, nous sommes là pour ça =)

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  13. Jen34

    Bonjour, j ai 25 ans et j’essaye d’arrêter la cocaine. J’en prends depuis environ un an et je me sens de plus en plus vide et étrangère aux personnes qui m’entourent.. J’ai mal aux narines qui sont irritées, mon cerveau paraît parfois endormi je cherche mes mots trop souvent, et j’ai du mal à communiquer avec les  personnes qui m’entourent je n’ai rien à leur dire car je pense tout le temps à la c …

    Je voudrais savoir si ces dommages physiques et mentaux seraient réversibles  ou pas à l’arrêt?

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Jen34,

      Merci pour ton message et la confiance que tu nous accordes ! Tu nous expliques que tu consommes de la cocaïne depuis plus ou moins un an et que tu fais face à beaucoup de conséquences négatives de cette drogue. Tu te sens de moins en moins en lien avec le monde extérieur car l’envie de consommer est très présente. C’est en effet des réactions qui peuvent arriver avec la consommation. Cela doit être fatiguant pour toi. Nous comprenons tout à fait que cela éveille en toi du stress et que tu te poses toutes ces questions ! Le fait que tu prennes le temps de trouver des réponses à tes questions et de nous écrire est super courageux ! Bravo.

      Tu as donc peur pour les dommages physiques et mentaux de ta consommation. Nous pensons que seul un médecin peut répondre à ta question car cela dépend de toute une série de facteurs personnels auquel nous n’avons pas accès (la quantité consommée, tes propres données de santé, …). Nous te conseillons de prendre contact avec un médecin en qui tu as confiance et avec qui tu pourra t’exprimer à l’aise.

      Si tu nous dis dans quel endroit tu habites en Belgique, nous pouvons t’envoyer la référence de centres spécialisés qui pourront répondre à tes questions.

      Tu peux aussi appeler une asbl spécialisée dans la question pour en parler par téléphone avec eux, tu peux contacter Infor Drogues. Voici leurs coordonnées :

      Infor-Drogue : 02 227.52.52. Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h. N’hésites pas à utiliser ces ressources, elles sont là pour ça.
      Cordialement,
      L’équipe du Pélican
      Répondre
  14. Jeff

    Bonjour, j’ai 36 ans, et j’ai un peu touché à tout on va dire, mais moi ça va, je tiens bon ^^

    j’ai ma meilleure pote de 30 ans qui consomme de la cocaine, snif ou crack … depuis quelques années… parfois un week-end complet sans s’arrêter… entre 5 et 10g

    ses descentes sont un enfer pour elle…  je veux la sauver, là sortir de la… sa santé commence sérieusement à être mise en jeux… des petites tâches commencent à apparaître sur son visage…

    C’est très difficile de trouver parfois les mots justes… ou savoir comment bien réagir…

    merci d’avance

    JEFF

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Jeff,

      Je comprends la complexité de ta situation. Tu es proche d’une amie qui consomme et tu es spectateur des conséquences délétères de sa consommation sur elle-même. Face à cela, tu souhaites lui venir en aide. Par ailleurs, tu relèves le risque, qui semble important, que cette personne prend avec sa santé. C’est une position très difficile qui est souvent très déstabilisante pour le proche : on voit les dégâts, on veut aider à tout prix et au plus vite mais parfois on se retrouve désarmé face à la passivité voire la résistance de son proche usager. Tu soulignes particulièrement bien le fait qu’il est très délicat d’adopter la posture appropriée dans son discours et dans son comportement pour aider son proche.
      Alors comment réagir ?
      En premier lieu, c’est déjà une super démarche de ta part de maintenir un contact et d’essayer d’en parler avec elle. Ta demande d’aide est tout aussi pertinente. Le maintien du lien et de la communication est indissociable du changement. Parler, rester proche, accompagner : c’est la clé et certainement la meilleure posture à avoir dans ta situation. Alors oui c’est bien de rester proche, mais que peut-on transmettre ? Tu peux lui transmettre cette inquiétude, essayer de parler du souci que tu te fais, parler de tes états d’âmes sans jugement et stigmatisation de sa situation. Parler pour toi, en « je ». Le risque dans cette situation est le jugement et de réduire l’individu à sa consommation, comme si il n’était rien d’autre que cela.
      Tu peux essayer de te renseigner sur son lien avec les produits : comprendre pourquoi on consomme, dans quel but ? Qu’est ce qu’on en attend ? Les avantages et les inconvénients ? La remise en question et la connaissance de sa consommation sont des éléments qui peuvent amener à réfléchir au changement, à la diminution. Tu peux lui apporter ton aide, néanmoins, la décision finale lui revient. C’est un processus long avec des hauts et des bas, difficile pour elle. Même si c’est frustrant pour toi, il faut s’armer de patience.
      Si cette situation est trop pesante pour toi et que tu souhaites en discuter avec quelqu’un, sache que tu peux t’adresser à nous (Le Pélican) pour prendre un RDV. Nous proposons un espace de discussion et d’accueil autant pour les usagers que pour leur entourage. Nous pourrons t’accueillir et nous pourrons discuter ensemble de la meilleure attitude à adopter. Tu peux aussi faire appel à l’asbl Infor-Drogue. C’est une association qui donne de l’information sur toutes questions concernant la consommation. Si tu habites ailleurs en Belgique n’hésites pas à nous le dire, nous pourrons te donner d’autres adresses dans ta région.
      Voici nos coordonnées :
      Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi. Tu peux aussi nous contacter par message sur notre page https://www.lepelican-asbl.be/contact.
      Infor-Drogue : 02 227.52.52. Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.
      N’hésites pas à utiliser ces ressources, elles sont là pour ça.
      Cordialement,
      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  15. Annonyme

    Bonjour moi je consommé du chite , et médocs : tramadol , hérica . Et j ai arrêté de consommer sans consultée un médecin ça fait plus que 1 mois mais je stresse bcp , je suis devenue parano , j ai perdu ma confiance … comment dois-je faire svp et je veux pas consulter un médecin j ai peur qu’il me prescrit des médocs psk j en veut pas

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Annonyme,

      J’ai bien lu ton message. Je comprends que tu sois dans une situation d’urgence. Je lis que tu consommais divers produits (haschich, tramadol, hérica…).
      Tu as su t’arrêter par toi-même pendant un mois. C’est une belle démonstration de tes ressources et de ta détermination, bravo pour cela. Tu souffres actuellement de plusieurs phénomènes psychologiques fort désagréables (le stress, la perte de confiance en soi, les idées paranoïaques). Ces manifestations psychologiques sont probablement en lien avec ton arrêt de consommation.
      Il est important que tu prennes soin de toi pendant cette période. Es-tu bien entouré ? Peux-tu en parler à quelqu’un de confiance ? En cette période il est préférable que tu te concentres sur ta santé (prendre soin de soi, se reposer, faire un maximum de choses qui nous font plaisir, voir des proches qui nous font et qui nous veulent du bien). J’ai conscience que dans ton état, ces propositions ne sont pas faciles à mettre en place et que tu cherches avant tout à éviter les désagréments du sevrage.
      J’entends que tu ne souhaites pas avoir recours à des médicaments et que tu ne veux pas voir de médecin. Tu as pris la décision de mener ton sevrage par tes propres moyens et ça fait déjà un mois c’est loin d’être négligeable. Chacun est libre de gérer son arrêt de consommation comme il l’entend et il n’y a pas de meilleure méthode. Maintenant l’impact du sevrage à l’air très handicapant chez toi. Tu peux avoir accès à plusieurs ressources pour éviter ces souffrances : il y a l’hygiène de vie centrée sur son bien-être comme évoqué plus haut (alimentation, sommeil, activités plaisir, entourage…). Seulement, cela n’a pas un effet immédiat sur tes difficultés, ça prend du temps. Le médecin peut t’apporter une forme de sécurité en prenant soin de vérifier que ta santé n’est pas en danger. Je comprends que tu veuilles éviter d’avoir recours au médical, seulement c’est un moyen complémentaire, efficace et rapide de traverser les grosses difficultés que tu éprouves pour le moment. Il est important d’avoir un avis de professionnel pour vérifier que tu ne risques pas des complications plus importantes. Le médecin est là avant tout pour ça. C’est une possibilité parmi d’autres, réfléchis y.
      Si tu nous dis ou tu vis en Belgique, nous pourrons te renseigner pour t’aider à trouver de l’aide près de chez toi. En tous cas, ne reste pas seul et prends soin de toi.
      Nous restons disponibles si tu as besoin de plus d’infos, ou même d’en discuter avec quelqu’un en face à face pour t’aider à prendre ta décision. Voici nos coordonnées :
      Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi.
      N’hésites pas si besoin, nous sommes là pour t’aider.
      Cordialement,
      Le Pélican.

      Répondre
  16. Kim

    salut, 

    je me drogue depuis mes 16 ans , de la marijuanas j’ai commencé pour oublier mes problèmes , (environnement Famillale instable)  et à présent je suis à 1 joins par heure pratiquement . Je voudrais vraiment arrêter mais j’en ai besoin pour tout , dormir manger et j’imagine mal ma vie sans ça ( je précise que j’ai une vie très stressante)

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Kim,

      J’ai lu ton message avec attention et je vais y répondre au mieux =)

      je lis que tu as des difficultés à arrêter la marijuana. En effet, tu l’utilisais à la base pour t’aider à surmonter l’impact de l’environnement familial sur toi. Aujourd’hui, la consommation s’est installée comme une habitude quotidienne dont tu as du mal à te détacher.

      Il est courant d’utiliser une consommation comme antidote contre le stress, la tristesse, la colère… En bref, contre les émotions négatives en général. Ça fonctionne plutôt bien au début. Seulement on s’habitue à avoir recours à cette stratégie pour gérer ces difficultés et, petit à petit, elle devient la seule possible. Par ailleurs, la conso apporte son lot de désagréments dans la vie quotidienne : avec le cannabis, on peut perdre la motivation de mener à bien ses projets, avoir du mal à se concentrer, avoir parfois des oublis et trous de mémoire…

      C’est effectivement un moment difficile pour toi, je comprends tes préoccupations par rapport à l’arrêt. Le sevrage peut-être une période délicate pour le consommateur surtout dans les premiers temps. Il est possible de mettre plusieurs balises en place pour limiter les tracas : dans un premier temps, il est toujours important d’être suivi par un médecin dans cette période : ton organisme peut passer par une période de fragilité, autant sur le plan psychologique que physique (irritabilité, difficulté avec le sommeil, parfois nausées passagères…). Avoir un référent médical en soutien en cas de besoin, c’est toujours un + pour gérer les moments difficiles.

      En outre, c’est une période de stress pour toi. Si tu as un environnement stressant comme tu le précises, ça peut-être d’autant plus difficile à gérer. Il est possible d’apprendre à contrôler ce stress autrement que par la consommation : chacun peut trouver des stratégies qui lui conviennent (sport, relaxation, activités culturelles, en parler avec un proche de confiance…). La transition entre la consommation vers une autre stratégie est souvent délicate. On peut se sentir perdu et désemparé : la consommation est facile, immédiatement disponible et souvent très efficace pour se relaxer temporairement.

      Dans ce contexte là, tu peux faire appel à nous, l’asbl le Pélican, pour en discuter calmement par téléphone. Nous pouvons t’offrir une première écoute et pourquoi pas te diriger vers un service répondant à tes besoins. Voici nos coordonnées :

      Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi.

      Tu peux aussi rentrer en contact avec l’asbl InforDrogues située également à Bruxelles : 02 227.52.52. Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.

      N’hésite pas à utiliser cette ressources si elle a du sens pour toi dans ta démarche, nous sommes là pour t’aider.

      Si tu n’habites pas à Bruxelles mais ailleurs en Belgique n’hésite pas à le dire, nous trouverons d’autres adresses plus proches de chez toi =)

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  17. Billy

    Bonjour Jérémy 39 ans .

    Je me shoot a la coc depuis 3demaine environ 2 grammes par jour 8 a 10 shoot car je fais rien de mes journées .

    Je dois récupérer mon permis et j’ ai peur pour ma visite médicale et surtout comment expliquer cela à ma futur femme que je vois plus depuis le 11fevrier et c est ça j’ ai pris la décision de me shooter car la fumer c est depuis le 4 octobre 2020 3 grammes par jour .

    Quel médicament prendre car je vais changer mes habitudes merci

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Jérémy,

      J’ai lu attentivement ta demande et je vais essayer de t’aider au mieux.
      Tu dis que tu consommes de la cocaïne quotidiennement. Si je comprends bien, tu as une échéance administrative incompatible avec ta consommation (la récupération de ton permis) et tu es mal à l’aise à l’idée de le dévoiler à ta futur femme.
      Je crois que c’est une question que tu devrais poser à ton médecin directement. Nous ne le sommes pas, je ne voudrais pas te dire de bêtises. Ce que je peux te dire en revanche, c’est qu’il n’existe pas de médicament pour réduire sa consommation de cocaïne spécifiquement. Certains médicaments peuvent réduirent les effets secondaires du sevrage temporairement. Encore une fois, il te faudra l’expertise d’un médecin pour cette question. Le plus souvent, le changement est possible lorsque le consommateur qui veut diminuer ou arrêter est très déterminé et bien entouré. Il peut faire appel à des professionnels de la santé pour l’accompagner dans cette période, car c’est vrai que c’est une démarche difficile à entreprendre seul. Cela peut prendre plusieurs formes (consultation psy, aide du médecin généraliste, hospitalisation…). Tu peux aussi prendre des mesures de ton côté pour t’éviter la tentation et te protéger le temps du sevrage (se retrouver en famille, aller à la campagne, mettre de la distance avec les connaissances qui consomment…). Il existe plein de méthodes différentes, chacun a ses affinités et ses préférences.
      Si tu as besoin d’aide pour trouver la tienne, ou simplement si tu as envie de discuter de cela avec quelqu’un d’extérieur, tu peux nous contacter par téléphone (asbl le Pélican) pour fixer un rendez-vous d’accueil gratuit chez nous. Nous pourrons prendre le temps d’en discuter plus en détail et de répondre à tes questions concernant cette démarche. Tu peux aussi prendre contact avec l’asbl Infor-Drogues. C’est une association qui se charge de donner des informations concernant tout ce qui touche à la consommation de produits psychotropes. Voici nos coordonnées :
      Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi
      Infor-Drogues : 02 227.52.52. Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.
      J’espère avoir pu répondre à ta demande avec ce message. N’hésites pas à utiliser ces ressources en cas de besoin, nous sommes là pour t’aider =)
      Cordialement,
      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  18. Michel

    J’ai 54 ans je consomme depuis 30 ans avec des pause de temps en temps. Ma question j’aurais aide pour y parvenir

     

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Michel,

      J’ai bien reçu ton message et je vais tenter d’y répondre au mieux.
      Je comprends que tu consommes depuis longtemps et que tu es capable de faire des coupures de temps en temps, ce qui montre des vrais qualités de détermination, et c’est super ! Arrêter ou diminuer une consommation n’est jamais quelque chose de simple, cela provoque très souvent du stress et un mal-être conséquent chez le consommateur. Le fait que tu aies déjà pu avoir des périodes de pause prouve que tu peux y arriver puisque tu l’as déjà fait 😉
      Je ne suis pas sûr de bien saisir ta question dans les détails mais je comprends que tu demandes de l’aide pour parvenir à arrêter de consommer.
      Reconnaître ses difficultés et demander de l’aide pour parvenir à ses fins est une démarche importante. Cela demande du courage, et pour cela, bravo ! Je peux te proposer de nous contacter directement par téléphone pour discuter d’un rendez-vous d’accueil gratuit chez nous, au Pélican asbl. Nous proposons un accompagnement pour les personnes qui veulent stopper ou diminuer leur consommation. Nous pourrons t’accueillir pour discuter un peu de ta situation en détail et voir comment on peut t’aider, ou quel endroit serait le plus adapté à tes besoins et ta situation. Le but est de t’offrir un espace de discussion libre, sans jugement et en toute confidentialité avec un thérapeute spécialisé dans ces questions. Tu peux tout aussi bien t’adresser à l’asbl Infor-Drogues. Ils sont spécialisés dans l’information autour de la consommation de psychotropes. Ils tiennent une permanence téléphonique avec une plus grande amplitude horaire que la nôtre. Voici nos coordonnées :
      Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 De 9h à 16h30 du lundi au vendredi
      Infor-Drogues : 02 227.52.52 Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.
      J’espère que cette réponse a pu t’aider. N’hésites pas à nous contacter si besoin, nous sommes là pour ça. Aussi, si tu habites ailleurs en Belgique qu’à Bruxelles, n’hésites pas de nous le faire savoir ! Nous pouvons te diriger vers une association dans ta région.
      Cordialement,
      L’équipe du Pélican

      Répondre
  19. Lolo

    Est-ce bien d’arrêter du jour au lendemain ?

    Répondre
    1. Lolo

      Quels sont les dangers pour le corps ? Suis-je obligée de les remplacer pour que mon corps ne parte pas en couilles ?

       

      Répondre
      1. Le Pélican (informateur certifié)

        Hello Lolo,

        Merci pour ta question et ta confiance. Il est difficile de répondre à ta question car chaque cas est unique et chaque personne peut réagir de façon différente. Tout dépend de la substance que tu arrêtes du jour au lendemain, de la quantité que tu as l’habitude de consommer mais aussi de tes antécédents médicaux. Beaucoup de facteurs peuvent donc influencer l’impact que cela peut avoir sur ton corps. Le meilleur quand on souhaite arrêter une substance que l’on consomme quotidiennement, et que l’on souhaite le faire de la façon la plus « safe » possible, c’est de le faire avec l’aide d’un médecin qui sera attentif à ta santé tout au long de ton parcours. N’hésites donc pas à contacter ton médecin ou à prendre contact avec un professionnel pouvant t’écouter et te soutenir sans te juger.  Arrêter une substance qu’on a l’habitude de consommer depuis longtemps est une décision difficile qui demande beaucoup de courage et pour cela, bravo à toi !

        N’hésites pas à revenir vers nous si tu as d’autres questions où que tu cherches un endroit dans ta région qui pourrait te soutenir dans ta démarche.

        Prends soin de toi 😉

        L’équipe du Pélican.

        Répondre
  20. Vinchaud

    Bonjour,

    Habitant près de Arlon, province de LUxembourg, je suis dépendant depuis huit ans à l’héroîne. Commencé à prendre pour pouvoir dormir après des soirées cocaîne pour faire bref.

    Je suis sous métha mais je recraque souvent. J’aimerais pouvoir être hospitalisé pour arrêter tout ça mais j’ai l’impression que c impossible puisque je travaille. en plus en tant qu’éducateur je vous raconte pas. Mais sur 15 ans, j’ai été seulement absent 5 jours! Et le week-end, je bosse au bois,etc. Je n’ai plus de mauvaises fréquentations, mon gsm est inconnu de dealers….seul moi connait un numéro. Pourriez-vous m’aider, car je vais sur 40 ans et tant que je consomme je veux rester célibataire…je rêve d’être bien. J’aime le sport.

    Que faire et avec qui et comment où j’habite, pour arrêter? Merci de votre aide, car j’étouffe vraiment en y pensant!!!

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello VinChaud,

      Merci pour ton message et la confiance que tu nous accordes. Cela fait 8 ans que tu consommes de l’héroïne et tu as en ce moment un traitement de méthadone pour t’aider. Je comprends dans ton message que cette solution n’est pas optimale puisque tu exprimes re-craquer souvent et sentir que tu as besoin d’une hospitalisation. Je comprends aussi que tu es une personne, qui malgré les difficultés rencontrées avec la consommation d’héroïne, a toujours continué à travaillé ! Tu expliques également avoir des week end bien remplis au bois, et avoir mis de côté toutes les fréquentations qui étaient nocives pour toi. Malgré la détresse que je perçois dans ton message, je trouve que tu as déjà mis en place pas mal de chose et que tu sembles avoir beaucoup de ressources. C’est super et pour cela bravo !

      Le fait que tu nous contact car tu sens que tu as besoin d’aide est également très courageux. Concernant ton travail et une éventuelle hospitalisation, je pense qu’avant de se dire que cette option est impossible, il serait important de poser la question soit à des établissements de santé ou encore à ta mutuelle. Car si c’est ce dont tu penses avoir besoin alors ne mets pas trop vite de côté cette solution avant d’en savoir plus 😉

      Pour la province du Luxembourg voici les coordonnées de l’asbl Solaix qui pourrait t’accueillir et évaluer avec toi tes besoins et ce qui serait plus adéquat de faire. Tu pourrais les contacter pour leur expliquer ce qu’il t’arrive et pourquoi pas aborder avec eux cette idée d’hospitalisation ? Cela ne t’engage à rien et au moins tu auras toutes les infos qu’il te faut. Si ça ne te convient toujours pas, ils auront sans doute autre chose à te proposer.

      J’espère avoir répondu à ta question et te souhaite de trouver une solution qui te convienne,

      Prends soin de toi,

      L’équipe du Pélican

      Répondre
  21. Fanny

    Bonjour , j’ai consommé du speed / extase / cocaïne / l’étamine pendant 6 ans dont les deux dernières années de manière moins intenses . J’ai casi arrêté même la cigarette que je fumais également tout les jours /pipe à eau comprises . Mais depuis j’ai des angoisses et j’ai très peur de mourir jeune . J’ai bloqué toute anciennes fréquentation ou en tout cas j’essaye . J’ai 24 ans dans 4 jours . Honnêtement qu’en pensez vous comme répercussions sur ma santé ? Je mange bio depuis quelques mois . J’ai vraiment très très peur . J’en pleure .. Est ce le choc ? Vais je avoir des séquelles grave ? Mon corps peut il pensez vous de remettre de tout ses excès ? Peut être besoin d’être rassurée ou d’une réponse franche . Je vous remercie d’avance . Fanny .

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Fanny 🙂

      Merci pour ton message et ta confiance ! Je comprends que tu as consommé de multiples drogues pendant toute une période de ta vie et que tu as pris la décision de diminuer voir d’arrêter ces comportements. A te lire, j’ai le sentiment que tu souhaites aujourd’hui passer à un mode de vie que tu estime plus « sain » et que cela passe pour toi par l’arrêt de ces substances, ainsi que la cigarette et en adoptant un mode de vie tourné vers une alimentation bio. Tu arrives à une étape de ta vie où tu souhaites changer tes habitudes et ta santé est au coeur de tes interrogations. C’est super que tu te demandes comment prendre mieux soin de toi 🙂 Je t’encourage vraiment dans ta démarche ! Je comprends qu’à travers tes réflexions circulent beaucoup de peurs et d’angoisses au sujet de cette période de consommation et notamment concernant l’impact que tout cela a pu avoir sur ta santé. Plusieurs choses me viennent à l’esprit.

      Tout d’abord, si tu veux être rassurée sur ta santé pourquoi ne pas aller chez un médecin pour faire un bilan médical ? En te tournant vers un professionnel ouvert, qui pourra entendre ta demande et te rassurer sur un plan physique ?

      Ensuite, je trouve cela très courageux que tu prennes le temps de nous écrire ici pour chercher des réponses honnêtes et te confronter à tes angoisses. En agissant de la sorte, tu espères pouvoir mieux les gérer et c’est tout à ton honneur. Pourquoi ne pas te rendre directement chez un psychologue spécialisé dans les questions de consommation afin d’en parler avec lui ? Il pourrait être intéressant pour toi d’aborder avec un professionnel de la santé ces angoisses que tu exprimes autour de la peur d’avoir causé des dommages irrémédiables à ton corps ou encore la peur de mourir jeune.  Qu’en penses-tu ?

      Si cette idée te convient, n’oublie pas qu’au Pélican, nous pouvons te recevoir pour en parler. Si tu habites ailleurs qu’à Bruxelles, nous pouvons te renseigner sur les endroits qui pourraient t’accueillir.

      N’hésites pas à te tourner vers nous pour poser tes questions ou à l’asbl InforDrogues 🙂 Voici les contacts :

      Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 17h

      Infor-Drogues : 02 227.52.52 du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.

      Prends soin de toi 😉

      L’équipe du Pélican.

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  22. carochloe

    Bonjour à tous et à toutes, je ne sais pas par quelle chose commencer ….. J ai rencontre mon compagnon il y a 7 mois , il ne m a jamais cache qu’ il sortait d un centre de desintox pour la cocaïne .  Tout se passait très bien jusqu’ il y a quelque mois ou j ai vu son comportement change (il me posait des lapins, avait des sautes d humeur, de moins en moins d argent,….) j ai vite compris qu’ il avait rechute j ai accepte mais je lui ai dit qu’ il devait arrêter ca , se qu’ il a fait pendant quelques semaines.  Il y a 3 semaines alors qu’ il dormait chez moi , je me suis réveillée a 2h du mat et la surprise il avait disparu.  Aucune nouvelle de lui ni sms , ni appel , gsm coupe,…. sur les 10 jours de son départ j ai reçu 2 messages de lui (disant qu’ il m aimait blablabla,…) samedi passé j ai réussi a trouver les mots pour qu’ il revienne , se qu’ il a fait mais dans un sale état.  Je suis restée prêt de lui mais au vu de mon état (après tout se qu’ il y avait eu ) j ai pris quelques jours de maladie au travail.  Tout avait l air d aller mieux sauf qu il a recommence ses sorties nocturnes (bien entendu qd je dors) , lundi je lui ai dit que mnt s était stop ces conneries il m a promis que oui .  Hier soir j ai été me couche avant lui et ce matin en me levant les clés n était plus sur la porte mais dans le fauteuil donc je suppose que monsieur est à nouveau sorti, j ai tente de le réveille 2 fois mais impossible (donc je suppose que hier monsieur a encore pris) dut coup j ai dut trouver une solution pour arriver au boulot et évidemment avec 40min de retard .  Je suis à bout , je l aime mais j ai l impression qu’ a force de vivre ca je m éloigne (diminution de sentiments, marre qu’ il ne se batte pas , marre des mensonges,….) et je ne sais plus quoi faire 🙁 le quitter ou rester ….

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Carochloé,

      Merci pour ton message et la confiance que tu nous accordes. Nous lisons celui-ci attentivement et comprenons la détresse dans laquelle tu te trouves.  A l’heure actuelle ton compagnon est pris dans ses comportements de consommation, la cocaïne a « repris le dessus ». Comme tu l’as très bien exprimé, il est en pleine rechute et fait des allers-retours entre des moments où il décide et te promet d’arrêter la consommation et où tout semble aller mieux, et des moments où il recommence ses sorties nocturnes et il consomme à nouveau. D’une part, tu ressens des sentiments pour cette personne et tu mets en place beaucoup de choses pour que ton couple fonctionne. De l’autre, tu ressens une lassitude de plus en plus grande et tu sembles en « avoir marre » que cette situation n’en finisse pas.

      Nous ne pouvons pas prendre la décision à ta place de rester ou de partir 😉 c’est un choix qui n’appartient qu’à toi. Ce que nous pouvons te dire, c’est que dans ce genre de cas de figure, on conseille à l’entourage de parler de l’impact de la consommation de l’usager sur soi, parler en « je ». De cette manière, tu mets en avant ton ressenti et ta souffrance vis-à-vis de la situation sans tomber dans le piège du jugement. On sait généralement que quand on force quelqu’un ou qu’on veut absolument le convaincre contre sa volonté d’entamer une démarche, on obtient (souvent) le résultat inverse. Parler de l’impact de la situation sur toi calmement ( ex: « je ne me sens pas en sécurité quand tu consommes » ; « je suis fatigué de cette situation et ça me fait souffrir » … ) peut permettre à l’usager de mesurer plus concrètement l’effet de sa consommation sur son entourage et favoriser son appréciation du changement. Néanmoins, c’est une décision qui lui appartient et si il n’est pas prêt, alors c’est à toi de décider ce que tu compte faire de la relation.

      J’ai conscience que cela peut-être très difficile de voir un proche souffrir et rester dans cette situation, mais tu ne pourras pas lui forcer la main. En outre, tu sembles déjà avoir beaucoup donner de ta personne. N’oublies pas de penser à toi. Le meilleur soutien que l’on puisse apporter à quelqu’un se situe dans les moments où l’on est entièrement disponible à l’autre et qu’on ne dépasse pas nos propres limites. Je comprends tout à fait que tu veuilles l’aider, considères simplement que si tu es trop fatiguée et impactée par ce qui se passe, ton énergie pour pouvoir l’aider ne sera pas présente et tu risques de t’épuiser encore plus, au risque de mettre à mal les sphères de ta propre vie (comme tu le décris ici; ton travail par exemple).

      Si tu habites à Bruxelles, saches que nous restons disponible (Le Pélican) pour t’accueillir et discuter si tu en ressens le besoin. Si tu veux avoir un espace pour en parler ouvertement sans tabou, nous proposons des suivis pour les personnes de l’entourage des consommateurs à l’asbl. Nous pourrons en discuter en direct et voir comment tu peux aborder cette situation le plus sainement possible. Tu peux éventuellement soumettre l’idée aussi à ton compagnon et lui dire que nous sommes disponible pour l’accueillir aussi. Voici nos coordonnées :

      tèl : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi

      mail : contact@lepelican-asbl.be

      N’hésite pas à utiliser cette ressource si tu en ressens le besoin, elle est là pour ça 🙂

      Si tu habites en dehors de Bruxelles et que tu nous dis où en Belgique, nous pouvons te diriger vers d’autres endroits proches de chez toi pour t’accueillir.

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  23. guilain

    Mon neveu sort d’une cure de sevrage à la drogue. Il sort le 1 er avril, pouvez vous me donner des endroits où il pourrait se présenter pour y trouver le couvert … et une continuation de l’aide reçue ???

    Merci de me répondre….

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Guilain,

      Merci pour ta question et la confiance que tu nous accordes. Nous voulons bien t’aider et chercher avec toi des endroits pour ton neveu mais pour cela nous avons besoin de savoir dans quel lieu en Belgique celui-ci vit ? Une autre possibilité est de vous renseigner directement auprès du lieu où ton neveu a réalisé son sevrage.  Ne vous ont-ils pas donné des adresses ?

      Nous attendons ta réponse 🙂

      Cordialement,

      Le Pélican Asbl

      Répondre
  24. Jess

    Bonjour

    mon frère se drogue depuis maintenant plus de 20 ans. Toutes drogues en tout genre tant que c’est pour se defoncer. Il a 37 ans, pete d’une petite fille de 4 ans. On a souvent espéré qu’il arrête un jour, ( les multiples récidives de justice, la naissance de sa fille…) rien ni fait. Je le vois se détruire jour après jour. Cela me rend très malheureuse et je suis impuissante malgré mon accompagnement, ( hôpital, soins, hypnose…). Aidez moi!merci

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Jess,

      J’ai bien lu ton message et je reçois la détresse et l’urgence que tu transmets. Faire partie de l’entourage proche d’un consommateur et voir avec le temps l’impact de la consommation sur sa vie est très difficile à supporter. Je note que tu te retrouves désemparée et impuissante car suite à une série d’évènements qui aurait pu marquer une diminution de sa consommation (les récidives de justice, la naissance de sa fille…), tu constates que la situation ne change pas.

      En effet, cela doit être très frustrant pour toi. Choisir de diminuer ou d’arrêter de consommer est un choix qui doit être pris par le consommateur. Tu souhaites certainement l’aider et depuis toutes ces années tu sembles lui avoir offert un immense soutien. C’est quelque chose de très important dans cette situation et cela peut influencer la décision du consommateur dans le sens de la diminution. Néanmoins, si ton frère n’est pas lui-même convaincu et décidé à changer, ton souhait aura du mal à se concrétiser.

      Alors que faire ? Maintenir une communication est très important. En tant que proche, c’est une démarche essentielle de lui apporter ton soutien tout en faisant passer ton inquiétude auprès de lui. Le but est de pouvoir l’écouter sans le juger ni le stigmatiser. Lui faire sentir qu’il est écouté et compris. Tu peux tout à fait légitimement lui transmettre tes inquiétudes à son égard. Tu peux lui parler de ce que tu ressens toi, quand tu le vois empêtré dans cette situation (« par rapport à ta consommation, je me sens ….  » et éviter de le stigmatiser en l’accusant et en faisant ressortir les défauts de sa consommation  » tu es comme ça … ». Ton frère aura plus de chance de s’en sortir s’il se sent entouré et soutenu.

      Maintenant cela doit être une situation très éprouvante pour toi. Dans ce genre de cas, il n’est pas rare que l’entourage se décourage et s’épuise. C’est une situation dommageable autant pour toi que pour lui car tu peux sérieusement t’épuiser et dans ce cas, tu ne pourras plus être aussi disponible pour lui venir en aide. Afin de prévenir cela, il est important que tu ne t’oublies pas dans ce processus d’aide. Tu ne peux pas assumer seule cette responsabilité, il est important de prendre aussi le temps de veiller à ton bien-être. Pour ce faire, en discuter est une solution. Si tu en ressens le besoin, tu peux nous contacter par téléphone (le Pélican). Nous pourrons fixer ensemble un RDV d’accueil au sein de notre association ou nous prendrons le temps d’en discuter. Le but est de t’offrir un espace ou tu peux parler librement de cette situation et te décharger en partie du stress que cela t’impose. Nous savons qu’il est parfois difficile d’en parler dans sa vie quotidienne, cela peut-être une bonne solution pour vider son sac et discuter avec un thérapeute.

       Voici nos coordonnées : Le Pélican : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 du lundi au vendredi de 9h à 17h.

      J’espère que ce message a pu t’aider et as répondu, au moins en partie, à tes attentes. N’hésites pas à prendre contact avec nous si tu en ressens le besoin, nous sommes là pour ça =)

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  25. Louisa

    Bonjour,

    mon papa est dépendant de la cocaine depuis plus ou moins 15 ans. Il avait déjà été à brugmann mais il est parti de là après 1 semaine, il ya 10 ans je dirais. Depuis il est très perdu, je sais qu’il en souffre beaucoup et a du mal a parler de ca. Mes parents se sont séparés à cause de ca, et depuis mon papa n’a plus vraiment de but dans sa vie, ma tante paye son loyer, il ne fait pas grand chose à part des petits boulots pour sa consommation je suppose. Etant sa fille ainée et me faisant beaucoup de soucis je voudrais savoir quelle étaient les prochaines démarches pour l’aider. Nous avons beaucoup discuté et il m’a finalement admit qu’il avait besoin d’aide mais j’ai quand meme du lui sortir les mots de la bouche, il a admit que s’était difficile de demander de l’aide, et qu’il sentait qu’il y avait de la honte là dedans. C’est la premiere fois en 8 ans qu’on a une conversation constructive. Le seul problème pour l’instant c’est qu’il est radié de sa commune et je ne sais pas trop par ou commencer si il voudrait aller dans un centre se faire aider. Je viens de finir mes études et je ne m’y connais pas vraiment, je n’ai pas non plus des personnes à qui demander de l’aide. Finalement je voudrais aussi savoir si vous saviez à combien s’élevaient les couts d’une hospitalisation?

    Auriez vous des adresses ou je saurai trouver des information?

    Merci d’avance pour votre aide.

     

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Louisa,

      Je comprends dans ton message que tu prends la responsabilité d’assumer un rôle difficile auprès de ton père. Tu te fais du souci pour lui et tu donnes ton maximum pour l’aider. C’est important pour toi de le soutenir et tu souhaiterais le voir avancer dans ses démarches. En ce moment, tu es à la recherche de centres proposant une hospitalisation qui pourraient l’accueillir.

      Je lis qu’il s’agit d’une consommation ancrée depuis maintenant 15 ans avec des répercussions importantes sur la vie quotidienne, autant dans la sphère professionnelle que personnelle. En tant qu’enfant, tu es directement témoin et impliquée de ces répercussions. Cela te procure beaucoup de souci et en nous contactant et en posant cette question, tu es dans une démarche pro-active d’aide afin de trouver une solution. Demander de l’aide n’est pas simple c’est super que tu le fasses !

      Je note qu’il y a déjà eu une tentative d’arrêt de la part de ton père qui n’a pas conduit à une diminution il y a 10 ans. Quand une personne cherche à arrêter une substance consommée depuis longtemps, il est très commun de passer par des essais de diminution non-concluants. Même si ton père conscientise peu à peu l’impact négatif de la consommation da sa vie, si elle reste présente c’est entre autre parce qu’il y a toujours des avantages (conscients et inconscients) à consommer. Cela veut dire que la cocaïne a pris une place importante dans sa vie et que, de manière qui peut paraitre paradoxale, elle lui a permis pendant tout un temps de « fonctionner ».

      Aujourd’hui cette solution du passer ne marche plus. Vous avez pu d’ailleurs avoir une conversation constructive au bout de 8 ans. Il y a donc une évolution dernièrement dans son discours qui traduit un espoir. La prise de conscience des difficultés par le consommateur est une étape capitale dans le processus de changement. Ta détermination et ta présence y sont sûrement pour quelque chose. Tu as adopté une posture de soutien sur cette longue période qui porte sûrement ses fruits aujourd’hui, Bravo.

      Maintenant que faire ? L’hospitalisation est en effet une option. Si tu indiques où tu habites en Belgique, je peux te proposer des lieux proches de chez toi. Je souhaiterai également insister sur l’importance d’en parler avec son médecin traitant qui peut peut-être le conseiller dans votre région.

      Il est difficile d’évaluer le coût moyen d’une hospitalisation, mais sache qu’une part importante est prise en charge par la mutuelle. Je te conseille de te tourner vers eux pour poser directement la question.

      Un dernier point me parait important à souligner. Bien souvent, la personne dépendante prend beaucoup de place de par l’inquiétude massive qu’elle suscite. Il devient alors difficile de prendre soin de soi. Que ce soit via des proches ou avec des professionnels, il peut être intéressant de soi-même bénéficier d’espaces de parole et d’écoute permettant de prendre de la distance, de réfléchir à quelle attitude adopter et de partager les sentiments de colère, de peur, de chagrin, d’impuissance et de culpabilité ressentis face à la personne consommatrice.

      À ce sujet tu peux toujours faire appel à nous (Le Pélican). Voici nos coordonnées :

      Du lundi au vendredi de 9h à 17h aux numéros suivants : 02/502.08.61 ou 0471/ 63.78.95

      Nous sommes là pour ça, n’hésites pas à nous contacter si tu en ressens le besoin.

      Prends soin de toi 😉

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  26. Joevany

    Bonjour si quelqun stop la drogue dun jour a lautre ensuite il endurer des sevrages ce sur mais apre combiens de temps sa durera ?? Et es til possible au bout de 2semaine les symptoms comme insomnie et les autres disparaitre.

     

    Merci

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Joevany,

      Je lis ton message avec attention et je vais y répondre au mieux =)

      Comme tu le soulignes dans ta question, l’arrêt soudain d’une consommation de produits psychotropes a souvent des répercussions sur le consommateur. On regroupe ces difficultés liées à l’arrêt du produit sous le nom de syndrome de sevrage. Tu aimerais avoir une idée sur la durée moyenne de cette période de sevrage à proprement parler.

      En fait ça dépend. il est difficile de te donner une durée moyenne. Plusieurs paramètres influencent la durée et l’intensité du sevrage : le produit utilisé (alcool, cocaïne, héroïne…) ; les habitudes du consommateur (la quantité et la qualité du produit utilisé, le contexte de consommation (seul ou accompagné, festif au quotidien…), la fréquence de consommation…). Par ailleurs, nous ne sommes pas tous égaux face à ce phénomène et les expériences peuvent varier d’une personne à l’autre.

      En outre, on peut dissocier le sevrage en deux grandes parties : le sevrage physique et le sevrage psychologique. Le sevrage physique comprend toutes les sensations corporelles pénibles que tu peux ressentir pendant cette période (fièvre, maux de tête, crampes, nausées, troubles digestifs…). Il se limite généralement au sevrage de certains produits spécifiques, comme les opiacés (héroïne, morphine, fentanyl…) et l’alcool principalement. En général, ce phénomène dure plus ou moins 2 à 3 semaines. Il est le plus intense dans les 5 à 10 jours après l’arrêt de la consommation.

      Le sevrage psychologique est beaucoup plus répandu et beaucoup plus long. Il touche tous types de produits. Il se manifeste par les symptômes psychologiques dû à l’arrêt du produit (se sentir déprimé, avoir une très forte envie de consommer, être très fatigué, ne pas avoir d’énergie et de motivation pour quoique ce soit, être très irritable…).

      C’est une période difficile à passer mais j’aimerais attirer ton attention sur 2 points : on peut toujours s’en sortir et c’est généralement plus simple à traverser quand on est accompagné par des proches et des professionnels. A ce sujet, j’insiste sur l’importance d’être accompagné par un médecin traitant lors d’un sevrage. L’arrêt de certaines substances (notamment l’alcool) peut provoquer si il est trop brutal des séquelles très importantes. C’est pourquoi, s’entourer adéquatement ou réaliser ce type de démarche dans un hôpital, a beaucoup de sens. Si ces symptômes de sevrages sont vraiment trop difficiles, il ne faut pas hésiter à aller aux urgences.

      Si tu le souhaites, tu peux nous contacter pour un rendez-vous au sein de notre asbl (le Pélican) si tu tiens à discuter d’une situation en particulier qui te touche, que ce soit toi directement ou un de tes proches. Nous prendrons le temps de t’accueillir et de répondre plus précisément à tes questions. Voici nos coordonnées :

      Le Pélican : Permanence téléphonique de 9h à 17h aux numéros suivants : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95

      Tu peux tout aussi bien faire appel à l’asbl Infor-Drogues qui tient une permanence téléphonique pour répondre à tous types de question concernant la consommation. Voici leurs coordonnées :

      Infor- Drogues : 02 227.52.52 Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.

      N’hésites pas à utiliser ces ressources, elles sont là pour ça =)

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  27. eu85

    Bonsoir. Dimanche dernier j’ai décidé de quitter mon copain qui est consommateur de cocaïne car il ya eu la dispute de trop et sa réaction m’a vraiment fait peur et j’ai donc décidé de partir. J’étais fatiguée de vivre ds une atmosphère tendu, car quand il fumait la cocaïne il ne fallait surtout ps le contrarier. Malgre que notre relation n’a pas marché, en grande partie à cause de sa consommation de cocaïne, je voudrais l’aider en s’en sortir, pck en dehors de cette saloperie c’est vraiment une belle personne mais ça n’est arrivee au point où je me sentais en danger du a ce milieu de cocaïne :des menaces qu’il recevait pour des dettes de ses consommations, les emprunts d’argent qu’il me demandait sans arrêt, c’est devenu psychologiquement invivable pour moi. Quand je suis partie j’ai enfin décidé de dire a sa famille qu’il a un problème de cocaïne, chose qu’il m’avait interdit de faire auparavant. Je voudrais savoir en tout amitié, sachant qu’il sait qu’il est malade de ça, comment je peux le convaincre ou aider à le convaincre de se faire soigner ? Quand à la relation pour moi j’ai mis une fin car j’aurais toujours peur qu’il fasse une rechute, mais j’aimerais sincèrement qu’il s’en sort. Et je sais que notre rupture est dure sur lui du coup j’ai peur que la situation se dégradé rapidement.

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello eu85,

      J’ai lu ton message avec beaucoup d’attention et je vais y répondre au mieux. Je peux lire dans ton message à quelle point la décision que tu as prise de terminer cette relation a été difficile pour toi. Je comprends l’importance que cet personne a dans ta vie mais vivre dans la peur et dans un climat d’insécurité est en effet très difficile. Face à cela tu as choisi de d’extraire de cet environnement. Cela demande beaucoup de courage, bravo.

      Tu as éprouvé directement les conséquences négatives de la consommation de cocaïne de ton compagnon. Tout d’abord sur son comportement. Tu dis que sa consommation le rends très irritable et imprévisible. Cela crée un climat de tension et de stress insupportable, jusqu’à te faire ressentir un danger. Par ailleurs, il y a l’impact fonctionnel quotidien. Tu dis qu’il te demande sans cesse de l’argent, qu’il reçoit des menaces pour payer ses dettes. Tu as mis beaucoup de choses en place pour l’aider et tu es arrivée au bout de tes ressources. Tu as signalé sa situation à son entourage proche dans le soucis de l’aider à s’en sortir. En agissant de la sorte, tu as respecter tes limites et le maximum que tu pouvais donner dans cette situation et tu en as déjà fais beaucoup.

      Dans cette situation, ta position est compliqué. Tu voudrais continuer à l’aider. Tu écris qu’il a conscience de sa maladie avec la cocaïne. Dans ce genre de cas de figure, ce que l’on conseille à l’entourage est en générale de parler de l’impact de la consommation de l’usager sur soi, parler en « je ». De cette manière, tu mets en avant ton ressenti et ta souffrance vis-à-vis de la situation sans tomber dans le piège du jugement, du conseil. On sait généralement que quand on force quelqu’un ou qu’on veut absolument le convaincre contre sa volonté d’entamer une démarche, on obtient (souvent) le résultat inverse. Parler de l’impact de la situation sur toi calmement ( » je ne me sens pas en sécurité quand tu consommes » ; « je suis fatigué de cette situation et ça me fait souffrir » … ) peut permettre à l’usager de mesurer plus concrètement l’effet de sa consommation sur son entourage et favoriser son appréciation du changement. Néanmoins, c’est une décision qui lui appartient et si Monsieur n’est pas prêt, il faut faire preuve de patience. J’ai conscience que cela peut-être très difficile de voir un proche souffrir et rester dans cette situation, mais tu ne pourras pas lui forcer la main. En outre, tu sembles déjà avoir beaucoup donner de ta personne. Je comprends tout à fait que tu veuilles l’aider, considères simplement que si tu es trop fatiguée et impactée par la situation, ton énergie pour pouvoir l’aider ne sera pas présente et tu risques de t’épuiser encore plus. N’oublies pas de penser à toi dans cette situation, le meilleur soutien que l’on puisse apporter à quelqu’un se situe dans les moments où l’on est entièrement disponible à l’autre et qu’on ne dépasse pas nos propres limites 🙂

      Si tu habites à Bruxelles, saches que nous restons disponible (Le Pélican) pour t’accueillir et discuter si tu en ressens le besoin. Si tu veux avoir un espace pour en parler ouvertement sans tabou, nous proposons des suivis pour les personnes de l’entourage des consommateurs à l’asbl. Nous pourrons en discuter en direct et voir comment tu peux aborder cette situation le plus sainement possible. Tu peux éventuellement soumettre l’idée aussi à ton ex-compagnon et lui dire que nous sommes disponible pour l’accueillir aussi. Voici nos coordonnées :

      tèl : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 de 9h à 16h30 du lundi au vendredi

      mail : contact@lepelican-asbl.be

      N’hésite pas à utiliser cette ressource si tu en ressens le besoin, elle est là pour ça 🙂

      Si tu habites en dehors de Bruxelles et que tu nous dis où en Belgique, nous pouvons te diriger vers d’autres endroits proches de chez toi pour t’accueillir dans cette situation.

      Cordialement,

      L’équipe du Pélican.

      Répondre
  28. Natas

    Comment puis je sortir cette drogue de ma tête,je prend très peu d’eroine en fumette,ça m’aide à me sentir bien,je suis une cure de méthadone mais rien ne change,quoi faire?

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Natas,

      Je reçois ton message avec beaucoup d’attention. Bien que tu aies déjà pris des mesures courageuses pour limiter ta consommation (avec la cure de méthadone), tu n’es pas satisfait du résultat.  Tu fais déjà des efforts et tu n’atteint pas encore le but espéré. 

      Arrêter de consommer une substance psychoactive est toujours une période difficile pour le consommateur. Cela peut entraîner une série de conséquences physiques (de la fatigue, de la fièvre, des nausées, des crampes…) et psychologiques (une mauvaise humeur, une irritabilité, un état déprimé, des troubles de la concentration, l’envie de consommer qui reste en tête…). C’est une période très sensible où le consommateur doit rester vigilant et faire attention à son état. Il est important que tu sois bien entouré. Te sens-tu bien entouré ? As-tu du soutien de la part de tes amis, ta famille ou autre ? As-tu un espace où tu peux parler de ce qui t’arrive ? Nous attirons ton attention sur le fait qu’il existe des centres (comme le nôtre) où un psychologue peut te suivre durant cette période de sevrage pour te soutenir. 

      Par ailleurs, tu soulignes suivre une cure de méthadone. Est-ce que cette cure est bien encadrée par un médecin régulièrement ? J’attire ton attention sur ce point car la méthadone est un produit à surveiller. En effet, il peut entraîner des effets secondaires variés et désagréables selon les consommateurs (cela dépend de chacun)  ainsi qu’un effet de dépendance. C’est pourquoi avoir un professionnel de la santé comme ton médecin généraliste ou un psychiatre qui supervise ton traitement peut te permettre d’être plus confortable avec ça.
       
      Si tu n’as pas la possibilité d’être suffisamment bien entouré, l’hospitalisation peut-être une solution. En effet, il s’agit d’un cadre rassurant où tout sera pris en charge et où tu pourras prendre le temps de te reposer. Il existe des lieux de soins qui offrent la possibilité d’être hospitalisé (pendant 3 semaines habituellement) pour que les soignants puissent effectuer un suivi médical de ta santé et assurer ton confort. Dans un second temps, il est commun de proposer un suivi psychothérapeutique. Cela permet de travailler sur les aspects psychologiques de ta consommation (comprendre pourquoi tu as envie de consommer par exemple…). Nous on pense que cela peut-être un bon moyen de traverser cette période compliquée. Qu’en penses-tu ? 
       
      Si cette possibilité t’intéresse, n’hésites pas à nous dire où tu vis en Belgique, nous pouvons te renseigner plus précisément sur les lieux de soins proches de chez toi qui peuvent t’offrir ce type de service.

       

      Si tu as besoin de plus d’informations ou d’en discuter, tu peux évidemment faire appel à nous (asbl Le Pélican). Nous pouvons te recevoir en présentiel ou par téléphone si tu as besoin de discuter avec quelqu’un pour orienter ton choix ou pour avoir plus d’informations. L’asbl Infor-Drogues propose elle une permanence téléphonique que tu peux utiliser pour poser toutes sortes de questions en lien avec ta consommation et ton sevrage. Voici les coordonnées de ces deux structures:
       
      Le Pélican :
      02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 du lundi au vendredi de 9h à 17h.
       
      Infor-Drogues :
       02 227.52.52 du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.
       
      Ces deux associations pourront  te fournir de l’information et t’orienter dans ta décision.
      J’espère avoir répondu à ta demande et t’avoir apporté des informations utiles. N’hésite pas à nous recontacter si besoin et à utiliser ces ressources, elles sont là pour ça 🙂
      Prends soin de toi  😉
      le Pélican.
      Répondre
  29. Max

    Bonjour,

    J’ai 41 ans. Je suis délégué commercial. J’utilise depuis une vingtaine d’années et de manière récréative de la cocaïne et de l’alcool principalement. Étant homosexuel je n’ai malheureusement pas échappé à la vague du Chemsex qui existe depuis plusieurs années. Depuis maintenant un peu plus d’un an mon problème prend de l’ampleur et j’ai très peur de perdre le contrôle de cette situation…

    Je recherche de l’aide et suis prêt à me battre contre mes démons.

    Cordialement,

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Max,

      Merci pour ton message et la confiance que tu nous accordes. Prendre la décision de se battre contre ses démons est très courageux et si tu sens que la situation actuelle ne te conviens plus, c’est super de prendre les devants et de chercher de l’aide.

      Il semble que tu aies été plus rapide que nous dans tes démarches et que tu as déjà eu contact avec un membre de notre équipe 🙂 Nous n’avons donc rien à ajouter de plus dans cette réponse si ce n’est que nous souhaitons renforcer ta prise de décision courageuse et espérons que tu trouvera l’aide adéquate au sein du Pélican (ou ailleurs si toute fois cet endroit ne te convenait pas 😉 ).

      Bonne continuation 🙂

      L’Equipe du Pélican

      Répondre
  30. Amsi

    Je souhaite arrêter de prendre de la drogue je dois  commencer mon sevrage par quel étape

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)
      Hello Amsi,
      J’ ai bien reçu ta question. Tu voudrais commencer un sevrage et tu te renseignes pour savoir comment le débuter. Le fait que tu poses cette question illustre ton souhait de passer à l’action et figure déjà comme une première étape. Bravo pour cela !
      En effet, commencer un sevrage est une étape qui peut sembler perturbante. On ne sait pas forcément comment s’y prendre et malgré le fait que l’on soit déterminé, cette interrogation sur le « comment faire ? » peut être décourageante.
      Plusieurs possibilités s’offrent à toi :
      Tu peux choisir d’effectuer un sevrage chez toi avec l’aide de ton médecin traitant. Dans ce cas, nous te conseillons de te faire suivre par un médecin en qui tu as confiance et avec qui tu te sens à l’aise. Dans l’idéal, un médecin qui te connait bien et qui est au courant de ta situation de sevrage. Il pourra s’occuper de contrôler ton état de santé tout en apportant une aide médicamenteuse adéquate. Cette option te permet de garder ton indépendance pendant ton sevrage tout en restant chez toi. Cependant, cela veut aussi dire que tu n’auras pas le même soutien rapide que si tu es dans une institution. Faire un sevrage peut s’avérer assez compliqué sur le plan physique et psychologique. Nous pensons que te sentir bien entouré durant ce moment et en sécurité est hyper important.
      Si tu penses ne pas avoir cette possibilité chez toi, l’hospitalisation peut-être une solution. En effet, il s’agit d’un cadre rassurant où tout sera pris en charge. C’est pourquoi il existe des lieux de soins qui offrent la possibilité d’être hospitalisé (pendant 3 semaines habituellement) pour que les soignants puissent effectuer un suivi médical de ta santé et assurer ton confort.
      Peu importe la solution qui te semble la plus adéquate, après le sevrage, il est commun de proposer un suivi psychothérapeutique. Lors d’une cure par exemple ou encore d’une post cure. L’objectif est de travailler sur les aspects psychologiques de ta consommation (comme par exemple comprendre pourquoi tu consommes) afin d’assurer un bien-être sans consommation et de prévenir les rechutes (consommer de nouveau). En somme, ré-apprendre à vivre sans consommer. Cela se fait régulièrement aussi au sein d’un centre, parfois dans le même lieu que l’hospitalisation mais dans un service différent.
      Si tu nous dis où tu vis en Belgique, nous pouvons te renseigner plus précisément sur les lieux de soins proches de chez toi qui peuvent t’offrir ce type de service.
      Si tu as besoin de plus d’informations ou d’en discuter, tu peux évidemment faire appel à nous (asbl Le Pélican). Nous pouvons te recevoir en présentiel ou par téléphone si tu as besoin de discuter avec quelqu’un pour orienter ton choix ou pour avoir plus d’informations. L’asbl Infor-Drogues propose elle une permanence téléphonique que tu peux utiliser pour poser toutes sortes de questions en lien avec ta consommation et ton sevrage. Voici les coordonnées de ces deux structures:
      Le Pélican :
      02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 du lundi au vendredi de 9h à 17h.
      Infor-Drogues :
       02 227.52.52 du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.
      Ces deux associations pourront  te fournir de l’information et t’orienter dans ta décision mais elles ne sont pas médicalisées et ne pourront pas prendre en charge ton sevrage.
      J’espère avoir répondu à ta demande et t’avoir apporter des informations utiles. N’hésite pas à nous recontacter si besoin et à utiliser ces ressources, elles sont là pour ça
      Cordialement,
      Le Pélican
      Répondre
  31. Johanna

    Bonsoir, je voulais juste dire et dénoncer les produits tel que  » méthadone et subutex  »

    Ces 2 produits ne sont pas la pour aider les gens , malheureusement ces 2 produits nous laissent dans la dépendance !

    Le jour ou ces produits ont été mis en circulation, une belle erreur a été faites…

    Quand ces produits n’étaient pas la , une personne dépendante s’en sortai mieux, c’était soit la drogue et si pas d’argent alors  le sevrage s’imposait …

    Maintenant le médecin est devenu  » dealer  » et c’est gratuit pour restez dans la spirale…

     

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Hello Johanna,
      Je reçois attentivement ton message concernant les produits de substitution à l’héroïne que sont la méthadone et le subutex. Face à ces produits, tu ressens de l’agacement et la frustration et nous imaginons que tu as tes raisons. En effet, ces produits sont composés de substances très proches de celles de l’héroïne. Le but est donc de substituer les effets de l’héroïne avec un produit similaire que l’on contrôle mieux. Cela reste des produits à tendance addictive. On peut se retrouver, en tant qu’usager, à avoir la sensation de sortir d’une assuétude pour entrer dans une autre, ce qui peut laisser perplexe et provoquer de la colère, comme c’est le cas pour toi maintenant, c’est tout à fait légitime. De plus, les effets attendues par l’usager (le sevrage de l’héroïne et sortir de la dépendance) ne sont pas toujours atteints.
      Néanmoins, on peut tout d’abord replacer le contexte d’utilisation de ces produits et leurs utilités. Effectivement, ils présentent l’avantage d’être encadrés et délivrés dans le cadre d’un suivi médical. Il est possible d’avoir un meilleur contrôle sur le produit (les quantités ingérées, la fréquence, le suivi par le médecin). Par ailleurs, il ne faut pas négliger la raison et le contexte d’apparition de ces produits. Le sevrage de l’héroïne est une étape très difficile à vivre pour les usagers. Le plaisir intense lié à la consommation d’une dose (le « flash ») avec l’héroïne ne dure que quelques heures (+ ou – 3 heures). À la suite de cela, la redescente provoque très rapidement une sensation de manque intense et très désagréable. La méthadone a l’avantage d’avoir un effet beaucoup moins intense mais qu’on peut qualifier de « plateau » : les effets peuvent se maintenir sur 24h. Cela présente un avantage significatif. Effectivement, le manque pousse les consommateurs à reprendre une dose et donc à rechercher de l’héroïne. Le produit est très cher et illégal. Le consommateur prend donc beaucoup de risques pour s’en procurer et dépense beaucoup d’argent. En outre, cela va le conduire à utiliser la majorité de son temps et de son énergie à trouver le produit (réunir les fonds) et donc à se désinvestir des autres sphères de sa vie (travail, relation sociales, famille, même santé et hygiène basique dans certains cas). La prescription de méthadone a pour objectif de parer à cette problématique. Son effet plateau, le fait qu’il n’y ait quasiment pas d’effets de tolérance (augmenter les doses pour obtenir le même effet) et l’encadrement médical permettent de se prémunir contre les risques du marché illégal de l’héroïne.
      D’autres part, Il y a un ensemble d’aspects différents à prendre en compte pour réussir un sevrage. Les médicaments de substitution sont une solution parmi d’autres pour le réussir. On peut par exemple essayer d’ utiliser son environnement (communiquer avec des proches aidants, éviter les endroits qui sont trop liés à la consommation, mettre en place des stratégies pour couper les ponts avec les dealers, changer de lieu de vie pendant le temps critique du sevrage si possible un endroit calme et reposant…). Les aspects purement psychologiques sont importants à prendre en compte aussi. La confiance en soi, le sentiment de compétence, la culpabilité lors de la consommation, l’image de soi en tant que consommateur sont autant de caractéristiques que l’on peut travailler au sein d’une thérapie. Ces différents paramètres de la consommation sont résumés au haut de cette page, tu peux la consulter si tu le souhaites.
      Si tu as des questions ou des doutes sur l’ensemble de ce sujet; tu peux consulter Infor-Drogues qui est une asbl spécialisée dans l’information par rapport aux assuétudes en générale, voici leur coordonnées :
      Tél. Permanence : 02 227.52.52
      Du lundi au vendredi de 8h à 22h, le samedi, de 10h à 14h.
      E-permanence sur cette page web :
      https://infordrogues.be/services/service-permanence/e-permanence/
      Tu peux tout aussi bien nous joindre directement au Pélican :
      tèl : 02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 du lundi au vendredi de 9h à 17h.
      Contact par le web :
      https://www.lepelican-asbl.be/contact
      J’espère que ce message sera pertinent pour toi et qu’il t’apportera des pistes nouvelles. N’hésites pas à prendre contact avec les ressources ci-dessus si tu en ressens le besoin, elles sont là pour ça ! 😀
      Cordialement,
      L’équipe du Pélican.

      Répondre
    2. pli

      j ai 42 ans au vu de vos temoignage je voulais rapidement vous conter le mien. Avant mes 20ans je trainais deja en free party et deja etais consommateur de pas mal de produit ( exta , lsd, amphetamine,speed, cocaine….. etc) en n en prenant par contre que le week end cela restait festif. en semaine je fumais juste le soir.  Un ami sous traitement subutex m a fait essayer. En 15 jours j en prenais ts les jours . Moins festif mais j etais deja accro. C est arrive vite l heroine qui etais mal vu rapport a ts les autres drogues. je ne voyais pas de medecin et vite ai du me mettre a vendre pour m a conso.  J ai durant un temps fais de sale chose que je ne veux en parler. je voyage beaucoup ai plusieurs fois arreter mais je suis tjrs retombe en revenant. actuellement tjrs sous methadone.   j ai foutu ma vie en l air. que dire de plus. juste un gros manque d info  sur cette merde . la societe se voile la face. et je prefere m arreter.  ne touche jamais a cela

       

      Répondre
      1. Le Pélican (informateur certifié)

        Hello pli,

        Je tenais d’abord à te remercier pour ce partage de ton expérience. C’est toujours très enrichissant d’avoir des retours sur des expériences de vie. Notre rôle est de vous offrir un accès à l’information et répondre à vos questions, des témoignages comme le tien permettent d’avoir un autre point de vue de la situation de la part d’une personne concernée par la question des consommations. Chacun est différent dans son vécu. Il est important de se rappeler qu’il n’y a pas deux témoignages les mêmes et que prendre le temps de partager ce qui t’es arrivé peut être très enrichissant pour certaines personnes.

        Je reçois bien ta colère vis-à-vis du produit et du manque d’information en lien avec sa consommation. A la vue de ton expérience, elle est tout à fait justifiée. Bien que leur utilisation soit encadrée médicalement, il est vrai que le subutex et la méthadone restent des produits addictifs. Si l’on est pas suivi par un médecin, on peut très rapidement tomber dans une nouvelle assuétude. Tu soulignes la prise de risques pour l’obtention du produit. À juste titre. En effet, c’est tout le problème des assuétudes à des produits hautement addictifs comme les opioïdes (morphine, heroin, méthadone…). Le besoin de consommer nous pousse à rechercher le produit par tous les moyens, parfois au détriment de notre entourage, de notre travail, de nos valeurs… Cela est d’autant plus risqué que souvent l’on doit se confronter à l’illégalité pour obtenir une dose. Ton message illustre très bien ce phénomène. Cela a dû être marquant et difficile pour toi.

        Tu perçois l’accès à l’information concernant les assuétudes comme insuffisant pour les usagers. Il existe de plus en plus de structures, notamment dans le domaine associatif, qui offrent de l’information, de l’écoute et du soutien dans la mesure du possible. Nous mêmes nous pouvons te dédier un espace de discussion et d’écoute si tu le souhaites. Voici les coordonnées de notre association,

        Le Pélican :

        02/502.08.61 ou 0471/63.78.95 du lundi au vendredi de 9h à 16h.

        Tu n’es peut être pas intéressé pour le moment. Si tu en ressens le besoin, n’hésite pas à te diriger vers une structure d’aide et à parler de ce qui t’arrive.

        Prends soins de toi,

        Le Pélican

        Répondre
  32. Le Pélican (informateur certifié)

    Hello Nina 94,

    Nous sommes désolés pour le temps de réponse.

    Merci pour ton message et la confiance que tu nous accordes. Demander de l’aide n’est pas une chose facile à faire.

    Il est vraiment très dur d’être confronté à la consommation d’un proche. Nous comprenons que ton compagnon a consommé avant votre relation et était sous traitement au début de celle-ci. Pour le moment il traverse une rechute à l’héroïne et cela commence à impacter ton bien-être. Le parcours pour arrêter une substance peut-être très long et varie en fonction des personnes et de la situation. Quand on consomme une substance depuis longtemps, cela demande beaucoup de courage et d’énergie pour prendre la décision d’arrêter. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait des allers et retours et les rechutes font malheureusement parties de tout ce travail mis en place pour arrêter.

    En ce qui te concerne, nous comprenons que ça soit extrêmement difficile à vivre. Nous lisons dans ton message que tu penses l’avoir déjà bien accompagné dans son parcours et nous sentons que tes limites commencent à être atteintes. Nous comprenons que tu veuilles l’aider et le soutenir dans cette difficulté mais le faire au-delà de ce qui est possible pour toi n’est peut-être pas la bonne manière de s’y prendre ? Qu’en penses-tu ?

    Voici les numéros de deux asbl travaillant dans le secteur des consommations. Pourquoi ne pas les appeler afin d’en discuter directement avec un professionnel de la santé ? Nous on pense que ça en vaut la peine 😉 Il ne faut pas rester seul face à une situation douloureuse. Parfois, en parler fait déjà du bien.  Tu peux nous contacter (asbl Pélican)  au 0471/63.78.95 (Du lundi au vendredi de 9h à 16h). Tu peux également passer par la permanence téléphonique d’Infordrogues qui est disponible à plus de moments au 02/227.52.52 (Du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 10h à 14h).

    On espère t’avoir aidé, n’hésites pas à revenir vers nous !

    Prends soin de toi,

    L’Asbl Pélican.

    Répondre
  33. Le Pélican (informateur certifié)

    Hello Ait,

    Nous sommes désolés pour le temps de réponse à ton message. Tu nous expliques que tu viens de découvrir que ton fils est à l’hôpital pour des problèmes liés à la consommation et en plus qu’il est loin de toi au Canada ! ça fait beaucoup à digérer ! Nous imaginons le stress et la peine dans laquelle tu te trouves. Il est très difficile de voir un proche souffrir de sa consommation. Face à cela, un réel sentiment d’impuissance peut être perçu par l’entourage ainsi que par le consommateur. Il peut être difficile de demander de l’aide dans pareil situation mais en nous écrivant tu t’inscris dans une démarche proactive et nous trouvons cela super J

    En tant que parent, tu voudrais avoir une méthode efficace afin de délivrer ton enfant et le voir arrêter sans difficulté. Souvent, dans cette position, on pense qu’en lui disant ce qu’il a à faire, la situation devrait se régler facilement. Mais c’est souvent le contraire qui se passe et si la personne concernée n’est pas prête à changer, les solutions proposées par l’entourage sont régulièrement rejetées. Pour qu’une personne cesse sa consommation, il faut que la décision parte entièrement d’elle-même. Forcer ton enfant à arrêter ou à consulter un thérapeute sans qu’ils en aient envie amène souvent peu de résultat.

     Comment faire alors ?

     Tu peux communiquer sur certains points avec lui :

    – transmettre tes propres inquiétudes mais aussi ton impuissance (s’il y a un risque pour la santé, pour la perte d’un emploi par exemple…) en se focalisant sur toi et ton ressenti (parler de comment tu vies la situation, en tant que proche, …).

    – tu peux essayer de t’intéresser à la consommation sans être trop intrusif ni jugeant (pourquoi consommes-tu ? Qu’est-ce que cela t’apporte ?).

    – tu peux lui parler des différents endroits où il pourrait aller se faire aider s’il en a envie et qu’il en ressent le besoin.

    Ce qui nous semble essentiel aussi dans ta situation, c’est que tu puisses respecter tes limites et que tu ne sois pas seule face à cette difficulté. Pour cela, tu peux toujours contacter des professionnels de la santé qui pourront te soutenir tout au long de ce parcours.

    Si tu nous où tu vies en Belgique, nous pouvons te donner des coordonnées de professionnels à appeler ou de centres à contacter afin de te faire accompagner dans cette épreuve. Chaque histoire est différente et en entrant directement en contact avec un professionnel de la santé tu pourra vraiment prendre le temps d’expliquer la situation.

    Qu’en penses-tu?

    L’Asbl Le Pélican

    Répondre
  34. Le Pélican (informateur certifié)

    Hello Giu,

    Nous sommes désolés pour le délai de réponse.

    Pour la région de Charleroi, nous te conseillons de te tourner vers l’ASBL Trempoline voici leur numéro de téléphone 071 40 27 27 ainsi que leur site web http://www.trempoline.be. Si tu les contact directement tu aura toutes les infos dont tu as besoin.

    Nous te souhaitons bon courage dans tes démarches,

    Cordialement,

    L’Equipe du Pélican

     

    Répondre
  35. Le Pélican (informateur certifié)

    Hello Lyne,

    Nous tenons à nous excuser pour le temps de réponse.

    Pour commencer, nous souhaiterions souligner le courage dont tu fais preuve face à ta situation. Demander de l’aide n’est pas simple et en nous écrivant tu montres que tu es dans une démarche active pour aller mieux. C’est très positif 🙂

    Ensuite, nous comprenons que la consommation de drogue a très vite pris beaucoup de place dans ta vie ainsi que tous les moyens que tu as mis en place pour t’en sortir. Tu parles d’un véritable combat et tu pensais en être totalement sortie lors de ta dernière cure à 30 ans. Toutes ces années sans avoir re-consommé sont la preuve que tu es tout à fait capable d’y arriver. Ne soi pas trop dure avec toi même, nous entendons bien ton sentiment de honte et ta colère mais ton parcours met clairement en avant que tu es dans une démarche positive pour toi et face à ce genre de consommation une rechute reste souvent un risque possible mais ne remets pas en question tout le travail que tu as déjà accompli. N’hésites pas à revenir sur les apprentissages que tu as fais lors de tes premières cures.

    Peut-être  serait-il intéressant que tu reprennes contact avec le médecin qui t’avais aidé à l’époque. Ou bien avec l’institution que tu avais fréquentée qui t’avais permise de t’en sortir ?

    Qu’en penses-tu ?

    Si tu nous dis dans quel endroit en Belgique tu habites, nous pourrons mieux te renseigner sur les structures que tu peux appeler. Tu peux aussi passer par la permanence téléphonique d’Infordrogues qui est disponible au 02/227.52.52 (Du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 10h à 14h). Tu peux également nous contacter, ici, au Pélican ( https://lepelican-asbl.be/). De cette manière, ton intimité sera préservée dans la conversation et tu auras directement un professionnel de la santé en ligne.

    N’hésite pas à joindre ces structures, elles sont là pour te soutenir et t’écouter,

    À bientôt,

    L’équipe du Pélican

    Répondre
  36. rababou

    mon fils qui vit avec sa mère est dépendant à la drogue et ne fait rien de ses journées à part aller à  la pharmacie chercher sa dose de méthadone. Il me dit qu’il n’a pas la force de travailler alors qu’il a un métier d’électricien et il me dit qu’il a perdu toute la confiance en lui.  Il me dit qu’il est dépressif.

    Je pense que sa place n’est plus à la maison chez sa mère mais dans un établissemet qui pourrait lui réaprendre à avoir confiance en soi et surtout d’apprendre à vivre avec les autres.  Avoir une discipline et des objectifs etc……Connaissez vous ce genre d’établissement en Suisse car il vit en Suisse.

    Répondre
    1. Le Pélican (informateur certifié)

      Bonjour Rababou,

      Merci pour ton message et la confiance que tu nous accordes. Il est très difficile de voir un proche souffrir de sa consommation. En tant que parents, nous imaginons le stress et l’inquiétude que cela peut provoquer en toi. Face à la ténacité de la consommation, un réel sentiment d’impuissance peut être perçu par l’entourage ainsi que par le consommateur. Il peut être difficile de demander de l’aide dans pareil situation mais en nous écrivant tu t’inscris dans une démarche proactive et nous trouvons cela super J

      En tant que parent, tu voudrais avoir une méthode efficace, à savoir un centre, afin de délivrer ton enfant et le voir arrêter sans difficulté. Souvent, dans cette position, on pense qu’en lui disant ce qu’il a à faire, la situation devrait se régler facilement. Mais c’est souvent le contraire qui se passe et si la personne concernée n’est pas prête à changer, les solutions proposées par l’entourage sont régulièrement rejetées. Pour qu’une personne cesse sa consommation ou accepte de rentrer dans un centre, il faut que la décision parte entièrement d’elle-même. Forcer ton enfant à arrêter ou à consulter un thérapeute sans qu’ils en aient envie amène souvent peu de résultat.

       Comment faire alors ?

      En tant que parent, tu peux communiquer sur certains points avec lui :

      – transmettre tes propres inquiétudes mais aussi ton impuissance (s’il y a un risque pour la santé, par exemple…) en se focalisant sur toi et ton ressenti (parler de comment tu vies la situation, en tant que proche, …).

      – tu peux essayer de t’intéresser à la consommation sans être trop intrusif ni jugeant (pourquoi consommes-tu ? Qu’est-ce que cela t’apporte ?).

      – tu peux lui parler des différents endroits où il pourrait aller se faire aider s’il en a envie et qu’il en ressent le besoin, sans jamais forcer. 

      Malheureusement nous ne connaissons pas les établissements en Suisse.  Si tu nous dis plus précisément où en Suisse, nous pouvons te donner des noms en effectuant une recherche mais nous ne sommes pas en lien avec ces établissements.

      Cordialement,

      L’Equipe du Pélican

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