S’identifier à une attirance, un genre : une obligation?

Hétéro, Bi, Pan, Gay, Queer, Asexuel.le, Agenre, Non-binaire, Gender Fluide… Si ces termes essaient de définir quelques réalités, ils ne doivent pas être une règle absolue qui enferme. Tu peux te situer où tu veux sur ce cadre et ces contours et c’est à toi de décider si tu veux ou non t’identifier à un terme et ce qu’il signifie pour toi. Nous sommes des êtres humains complexes et cette complexité est une richesse !

Par exemple pour les attirances : on peut se considérer garçon, avoir des sentiments amoureux pour des filles et des garçons mais ne ressentir du désir sexuel que pour des filles. On pourrait alors se définir comme bisexuel et gynophile (une personne attirée sexuellement par les femmes ou la féminité), ou hétéro, ou comme biromantique et hétérosexuel… et il ne s’agit que de quelques combinaisons parmi une multitude de possibilités.

Pour les identités de genre, on peut ne pas se reconnaître ni se retrouver dans le genre qu’on nous a attribué à la naissance. On peut s’identifier comme une personne trans(genre) et/ou non-binaire, fluide. On a le droit de ne pas vouloir le mentionner ou de rester en questionnement sans se reconnaître dans l’une de ces réalités et ce autant de temps que nécessaire.

Pour rappel, nos attirances et orientations ne sont pas liées à notre identité de genre ni à notre expression de genre.

Bref, c’est à toi de découvrir les différentes attirances que tu éprouves ou non et/ou de questionner ton identité de genre et ton expression de genre si tu en ressens le besoin. Et il n’est pas nécessaire de s’identifier directement à un terme ou à un autre.

Tu ne dois pas non plus avoir eu des expériences pour ‘certifier’ tes ressentis et revendiquer une orientation, une attirance, une identité…

Ce qui compte c’est :
  • de t’identifier si tu en ressens le besoin et pas parce qu’on te le demande.
  • de t’identifier toi-même, comme tu le souhaites, avec ce qui te correspond : ce n’est pas aux autres de le faire.
  • d’être libre de pouvoir faire évoluer la manière de t’identifier selon ce que tu ressens ou non.

Tout ça c’est ce qu’on appelle l’autodétermination. Et tu dois le respecter pour les autres comme les autres doivent le respecter pour toi.

 

S’identifier ça sert à quoi ?

S’identifier, revendiquer une attirance, une orientation, une identité de genre ça peut être utile :

  • pour trouver des gens qui vivent les mêmes choses que toi, partager ton vécu avoir de l’écoute et du soutien
  • poser des mots sur ce que tu ressens et revendiquer une partie de ton identité
  • pour sensibiliser les gens autour de toi

Mais ces ‘étiquettes’ peuvent aussi avoir un effet négatif. Surtout quand les autres les choisissent pour toi et t’ y enferment. C’est une des raisons pour lesquelles certaines personnes refusent toute forme de catégorisation. Elles ressentent ça comme réducteur et pas du tout représentatif de leur identité. Ce rejet des catégories fait partie des revendications clés du mouvement queer, né dans les années 90.

Aujourd’hui, il existe des termes moins restrictifs, plus ouverts, comme la pansexualité par exemple. On l’utilise généralement pour décrire le fait d’être attiré par une personne indépendamment de son identité de genre ou de son anatomie.

Enfin, d’autres personnes se trouvent des ‘étiquettes’ qui leur conviennent mais les gardent comme quelque chose d’intime et font le choix de ne pas les révéler. Chaque personne vit son identité de manière différente.

 

Pour en lire un peu plus n’hésite pas à aller consulter nos fiches :

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