Démission et chômage : la prime Trampoline change les règles dès ce 1er mars

Démission et chômage : la prime Trampoline change les règles dès ce 1er mars

Depuis aujourd'hui, le 1er mars, une nouvelle mesure entre en vigueur : la prime Trampoline ou droit au rebond.

Elle permet, sous certaines conditions strictes, d’ouvrir un droit limité aux allocations de chômage après une démission volontaire.

La prime Trampoline, c’est quoi ?

Jusqu’ici, démissionner pouvait entraîner une sanction de l’ONEM et une exclusion temporaire du droit aux allocations.

Avec la prime Trampoline, il devient possible, dans certaines situations précises, d’obtenir un accès limité aux allocations de chômage, même après une démission.

C’est toujours l’Office national de l'emploi (ONEM) qui examine chaque dossier individuellement.

Qui peut en bénéficier ?

Toute personne justifiant un passé professionnel d'au moins 3.120 jours de travail (environ 10 ans) au moment de sa démission pourra demander, une seule fois dans sa carrière, à bénéficier d'un droit au rebond.

Cette mesure vise principalement les personnes qui quittent leur emploi dans le cadre d’un projet professionnel structuré, par exemple :

  • Une reconversion vers un métier en pénurie
  • Une formation qualifiante
  • Un projet professionnel solide et argumenté

La démission devra être justifiée et préparée à l’avance. Il ne s’agit pas d’un droit automatique.

Un droit limité dans le temps

Les allocations de chômages seront limitées dans le temps à six mois. Mais cette période pourra être prolongée à douze mois si tu suis une formation à un métier en pénurie  (la liste des métiers en pénurie pour Bruxelles) dans les trois premiers mois de son indemnisation.

Attention avant de démissionner

Si tu envisages de quitter ton emploi, il est essentiel de :

  • Vérifier ton ancienneté
  • Préparer ton projet professionnel
  • Te renseigner auprès de ton organisme de paiement (syndicat ou de la CAPAC)
  • T’assurer que ta situation entre dans les conditions prévues

Une démission mal préparée peut toujours entraîner une exclusion temporaire des allocations. Avant de prendre une décision, informe-toi car une démission a des conséquences importantes sur tes droits sociaux.