Tu as peut-être entendu parler de cas d’hantavirus liés à un navire de croisière et tu te demandes si tu risques quelque chose en Belgique ? Pas de panique : pour la grande majorité de la population, le risque reste très faible. On t’explique simplement ce qu’est l’hantavirus, comment il se transmet et pourquoi il n’y a pas de raison de céder à la panique.
L’hantavirus, c’est quoi exactement ?
L’hantavirus est un virus transmis principalement par certains rongeurs, comme des souris ou des rats sauvages. Contrairement à d’autres virus plus connus, il ne se transmet pas dans la vie quotidienne. Tu ne risques donc pas de l’attraper en allant à l’école, au boulot, au supermarché ou en prenant les transports en commun.
On peut être infecté par l’Hantavirus en entrant en contact avec les excréments, l’urine ou la salive des rongeurs, ou en inhalant des particules de poussière contaminées
Autrement dit : le risque concerne surtout des situations très spécifiques, comme le nettoyage d’un endroit fortement infesté par des rongeurs, et pas les contacts sociaux ordinaires.
Le variant « virus des Andes » est-il contagieux entre humains ?
La plupart des hantavirus ne se transmettent pas entre personnes. Le variant appelé virus des Andes fait exception, mais même dans ce cas, la transmission reste très rare.
Selon les connaissances actuelles, elle semble survenir uniquement lors de contacts très étroits et prolongés, par exemple entre personnes vivant sous le même toit ou dans des environnements très confinés, comme par exemple sur un navire.
Quels sont les symptômes de l’hantavirus ?
Les symptômes peuvent apparaître entre deux et quatre semaines après l’exposition, parfois jusqu’à 42 jours plus tard.
Une personne infectée peut développer :
- forte fièvre
- fatigue intense
- douleurs musculaires
- troubles gastro‑intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée)
- problèmes respiratoires
Ces symptômes ressemblent à ceux d’autres infections. Si tu te sens malade, ne cède pas à la panqiue et consulte un médecin.
Existe-t-il un traitement ?
À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement, ni vaccin spécifique contre l’hantavirus.
Les personnes hospitalisées sont prises en charge pour soulager les symptômes et soutenir les fonctions vitales si nécessaire. Cela ne veut pas dire que chaque infection devient grave : les formes sévères restent rares, surtout en Europe.
Le taux de mortalité est-il élevé ?
Le taux de mortalité varie selon les régions du monde et le type d’hantavirus.
En Europe et en Asie, il est généralement faible (moins de 1 % à 15 %). Certaines formes présentes en Amérique du Nord et du Sud peuvent être plus sévères.
Mais garde en tête que les infections restent rares et les situations fortement médiatisées concernent souvent des contextes très particuliers.
Faut-il s’inquiéter en Belgique ?
À ce stade, les autorités sanitaires se veulent rassurantes : le risque pour la population belge est considéré comme très faible.
Les infections confirmées récemment concernent un environnement spécifique – un navire de croisière – et les personnes belges concernées ne présentent actuellement aucun symptôme. Le SPF Santé publique suit la situation de près et peut prendre des mesures ciblées si cela devient nécessaire.
En conclusion, l’hantavirus reste rare et ne circule pas comme un virus du quotidien. En Belgique, tu n’as aucune raison d’éviter les lieux publics ou de modifier ton quotidien.
Source : Le SPF Santé publique