Ta responsabilité civile

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Le principe de la responsabilité civile (code civil-ch II), est que toute personne qui cause un dommage (que ce soit le résultat d’une imprudence, d’une négligence ou d’un simple fait) à autrui, est tenue de le réparer.
En ce qui concerne l’enfant mineur, ce sont ses père et mère (ou son tuteur) qui sont responsables des dommages qu’il a causés.
L’objectif de la loi est de permettre à la victime d’obtenir une réparation du préjudice subi auprès d’une autre personne que l’enfant puisque celui-ci ne dispose d’aucun revenu.

Autrement dit, cela suppose que lorsqu’un acte est commis par un(e) mineur(e) et que cet acte cause un dommage à une tierce personne, la responsabilité de cet acte incombe à l’adulte responsable de l’enfant et non pas à l’enfant sauf si les parents démontrent leur absence de responsabilité.

Voici quelques exemples de responsabilité civile

  •  Tu roules avec le vtt de ta voisine, tu n’arrives pas à freiner, tu cognes un poteau, toi tu n’as rien mais le vtt est plié … c’est toi ou tes parents qui sont responsable civilement.
  •  Tu as fait tomber le Gsm de ton copain et il est en miette … c’est toi ou tes parents qui sont responsable civilement.
  • Tu fais du skate board avec une copine, tu ne l’a pas vue arriver près de toi et en te retournant tu la fais tomber, elle se casse un bras … c’est toi ou tes parents qui sont responsable civilement.
  • Tu fais une excursion scolaire au Musée des sciences naturelles, durant la visite, tu fais tomber un aigle royal empaillé, il n’en reste rien à part quelques plumes … c’est toi ou l’école qui est responsable civilement.
  • Tu joues au foot dans ton club préféré, tu donnes un coup de pied dans le ballon qui cogne et brise les lunettes d’un petit garçon qui regarde le match … c’est toi ou ton club qui est responsable civilement.

La responsabilité civile de l’enfant

Le jeune mineur est considéré comme incapable de discernement dans un certain nombre de situations, il est donc, de fait, supposé incapable de commettre une faute selon la définition du code civil. Ce n’est pas lui qui devra supporter directement la réparation des dommages qu’il aurait créé mais ses parents.

La responsabilité des parents

Dans le cadre de l’autorité parentale, les parents (ou le tuteur) ont un devoir de surveillance et d’éducation à l’égard de leurs enfants et par conséquent sont responsables des actes commis par ceux-ci, et ce jusqu’à leurs 18 ans. Les parents sont donc présumés responsables pour les fautes commises par leur enfant. On considère ici qu’il y a une faute commise de facto, soit dans l’éducation, soit dans la surveillance de l’enfant mineur.

C’est en se basant sur cette présomption de faute, que la victime pourra obtenir réparation.

Toutefois, les parents ont la possibilité de renverser cette présomption de la faute, s’ils prouvent l’absence de faute dans la surveillance et dans d’éducation de leur enfant.

- Précisons que les grands-parents, la tante ou l’adulte qui accueillent provisoirement un jeune mineur ne seront pas responsables si celui-ci commet un acte dommageable, il n’y a donc aucune présomption de faute qui pèse sur ces personnes. Elle sera toujours rejetée vers les parents.

- Lorsque les parents sont séparés, le parent qui ne vit pas avec l’enfant reste, en principe, investi de l’autorité parentale et continue donc à suivre son éducation et exercer son devoir de surveillance et par conséquent, il est aussi responsable que le parent qui a la garde de l’enfant.

- Les parents déchus de l’autorité parentale, n’ont plus de devoir de surveillance. Ils sont cependant toujours responsable civilement de leur enfant, en liaison avec leur devoir d’éducation.

La responsabilité des enseignants, des éducateurs

Tout comme les parents, les instituteurs dans le cadre de leur mission d’enseignement ont un devoir de surveillance, du fait de l’autorité que leur confère leur fonction.
L’âge de discernement (ici autour de 7-8 ans), c’est-à-dire lorsque l’enfant a parfaitement conscience de ses actes, sera ici déterminant.
En effet, l’enseignant qui serait condamné à indemniser la victime pourrait se retourner contre l’enfant pour obtenir le remboursement, si on reconnaît à l’enfant cette capacité de discernement.
Cependant, la présomption de faute des parents existe, même si c’est à l’école que l’enfant a commis un dommage.
Les écoles doivent assurer leurs élèves dans le cadre des activités scolaires (sorties, stages, etc.).

L’assurance responsabilité civile

Souscrire cette assurance (aussi appelée assurance familiale) n’est pas une obligation, mais lorsque l’on a des enfants, elle est vivement recommandée, car tous les parents peuvent être un jour confronté à un acte dommageable (et ses conséquences) commis par leur enfant.
De plus, ces assurances ne sont pas très coûteuses et peuvent s’avérer très utiles car elles permettent de payer la réparation du dommage causé à la victime.

L’assurance interviendra à condition qu’il ne s’agisse pas d’actes intentionnels.
L’intention de commettre un acte dommageable est indissociable de la notion d’âge de discernement . En effet, le fait d’avoir conscience de l’acte que l’on pose et ses conséquences suppose qu’on est suffisamment mûr pour évaluer seul les risques que cet acte comporte avant de le poser.

En ce qui concerne la responsabilité pénale des mineurs, voir la page “la justice

Mise à jour fiche : CJD
Auteur fiche : Infor Jeunes
Date de mise à jour : 15/05/2012

4 réponses à Ta responsabilité civile

  1. Mylene dit :

    a propos de la responsabilité des parents: Lorsqu’un babysitteur MINEUR garde des enfants et que ceux-ci causent un dommage, est-ce que la personne qui en a la garde et considérée comme responsable? a qui donne-t-on la faute, (sachant que les enfants n’ont pas atteint l’âge de discernement)? aux parents qui ont mal éduqué leurs enfants ou au babysitteur? présumons que le babysitteur cuisine pour eux lorsque le dommage est commis.

    • CJD dit :

      Bonjour Mylène ,

      En principe, les parents restent responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs même lorsque ces derniers sont confiés provisoirement à une tierce personne.

      Si les enfants causent un dommage pendant le temps de garde de la baby-sitter, les parents sont responsables de la réparation de ce dommage et doivent donc indemniser la personne qui a subi le dommage en faisant jouer leur assurance responsabilité familiale.

      Mais ceci n’empêche pas les parents de mettre en cause la responsabilité de la baby-sitter (même si elle est mineure) en invoquant la négligence et le défaut de surveillance dont a fait preuve la baby-sitter ; car la relation entre la baby-sitter et les parents est une relation contractuelle même si la baby-sitter est mineure ( un mineur peut travailler dès l’âge de 15 ans)

      Les parents après avoir indemnisé la victime peuvent se retourner contre la baby-sitter en apportant la preuve que cette dernière a commis une faute (négligence, défaut de surveillance) pendant le temps de garde.

      N’hésites pas à nous contacter pour plus d’informations.

      Cordialement

  2. Laurence dit :

    il faut ajouter que l’assurance RCF couvre toutes les personnes vivant dans le même foyer (communauté d’intérêts), y compris les étudiants en kot (mineurs non émancipés) ainsi que les animaux domestiques.
    Il est fortement conseiller d’ajouter la Protection Juridique au contrat de RCF en cas de litiges, pour la défense pénale gratuite (choix de l’avocat), insolvabilité du 1/3…
    A ne surtout pas négliger !!! ;D

  3. ariana dit :

    tout est bien expliqué :!:

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